Auto, MRH : vers une hausse des tarifs en 2018

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Selon le comparateur Meilleurassurance.com, les hausses pourraient être de 3 à 4% en auto et de 2 à 3 % en MRH. Un rattrapage après plusieurs années de tarifs contenus sous l’effet de la loi Hamon.


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Inévitable ? Après avoir contenu leurs tarifs du fait de l’entrée en vigueur de la loi Hamon facilitant la résiliation infra-annuelle des contrats, les assureurs sont tentés de se rattraper. La Maif a été la première à communiquer sur le sujet, dans le magazine adressé à ses sociétaires « Maif Social Club ». « Après plusieurs années de maintien de nos tarifs – gels de nos tarifs auto pendant quatre ans, hausse contenue sur l’habitation, maintien sur nos autres contrats – le conseil d’administration a pris la décision de réévaluer au plus juste certaines cotisations 2018 : + 2 % en moyenne en auto (Vam, hors effet bonus-malus), + 1,2 % en moyenne en habitation (Raqvam), et 1 % en moyenne pour notre assurance corporelle (Praxis). »

Des résultats techniques sous pression

Et d’autres devraient suivre. Selon le comparateur Meilleurassurance.com, les hausses pourraient être de 3 à 4% en auto et de 2 à 3 % en habitation. Une tendance confirmée début septembre par le cabinet Facts&Figures, qui prévoit de son côté des hausses de 2 à 3% en auto et de 1 à 2% en MRH en moyenne.

En auto, « la croissance du volume des primes (14,1 % entre 2009 et 2015) a tout juste permis aux assureurs de restaurer leur rentabilité technique. Ils n’ont plus de gras ! Pour absorber la hausse des sous-jacents (augmentation de la sinistralité, du corporel et du coût des pièces détachées), ils devront augmenter les tarifs », explique ainsi Cyrille Chartier-Kastler. « Il convient de prendre en compte l’augmentation du coût des réparations : qu’il s’agisse du prix des pièces détachées en auto ou de l’indice de la Fédération française du bâtiment en matière d’habitation, ces charges sont à la hausse. De même que la courbe des vols, en auto comme en habitation. Enfin, le nombre des accidents corporels sur la route est malheureusement en hausse, et les indemnisations des victimes d’accidents croissent en conséquence », détaille la Maif.

Des aléas climatiques nombreux

De même, en habitation, les nombreux événements climatiques – orages et grêle au premier semestre, sécheresse en été – pèsent sur les résultats techniques. La hausse tarifaire devrait cependant être moindre pour les contrats MRH, les assureurs ayant accumulé « environ 600 000 € de réserves qui leur permettront d’absorber des événements climatiques », estimait début septembre Cyrille Chartier-Kastler. Et cela est sans compter les 1,2 Md € de dommages assurés générés par Irma aux Antilles françaises où Allianz France, Generali France et Groupama sont en première ligne.

« 2017 a tous les symptômes de la mauvaise année pour les assureurs », confirme Christophe Triquet, directeur assurance de Meilleurtaux.com. « D’autant que les assureurs peinent à rentabiliser ces deux produits (NDRL : auto et MRH), et que cela fait deux ans qu’ils se serrent la ceinture sur les augmentations pour contenir leurs parts de marché suite à la Loi Hamon », ajoute-t-il. L’heure du rattrapage tarifaire a sonné.



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