Assurance transport : subrogation conventionnelle de l'assuré
Mots clés : - Réglementation,
- assurance transport
Les faits
Une société (Depolado), qui avait confié à un transporteur l'acheminement de colis contenant des doses d'insuline devant rester à une température de 2 à 8 °C, s'aperçoit qu'ils avaient été exposés à des températures négatives. Partiellement indemnisée par son propre assureur (HDI-Gerling industrie Versicherung AG), la société expéditrice et ce dernier assignent le transporteur en dommages et intérêts.
La décision
Estimant que l'assureur était subrogé dans les droits de son assuré (le représentait), la cour d'appel d'Angers condamne le transporteur à verser une somme à l'assureur. Les juges retiennent que l'envoi postal du chèque (d'indemnisation) par l'assureur et d'un acte de subrogation par Depolabo daté du même jour était une subrogation conventionnelle régulière. La Cour de cassation approuve : « La subrogation conventionnelle de l'assureur dans les droits de l'assuré résulte de la volonté expresse de ce dernier, manifestée concomitamment ou antérieurement au paiement reçu de l'assureur. »
Commentaire
Selon l'article L. 121-12 du code des assurances, l'assureur qui a payé l'indemnité d'assurance est subrogé, jusqu'à concurrence de l'indemnité, dans les droits et actions de l'assuré contre les tiers qui ont causé le dommage ayant donné lieu à la responsabilité de l'assureur. Dans cette affaire, la Cour retient aussi la faute lourde du transporteur, qui n'a pas respecté « la charte de qualité » convenue avec l'expéditeur. Le transporteur n'aurait pas dû « privilégier la conservation des denrées alimentaires (température négative) au détriment de celle des produits pharmaceutiques », alors que le camion était équipé pour transporter des marchandises à des températures différentes.







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