RESPONSABILITÉ DU BATEAU DE CROISIÈRE EN CAS D'INTOXICATION ALIMENTAIRE
Mots clés : - Covéa
Les faits
En vacance à bord d'un bateau de croisière (Costa Croisière), plusieurs membres d'une famille sont victimes d'une intoxication alimentaire. La grand-mère (elle aussi malade), qui avait payé la totalité de la croisière, en demande le remboursement à l'agence de voyages qui la lui a vendue. Cette dernière et son assureur (Covéa Risks) se retournent contre Costa Croisière.
La décision
La cour d'appel de Reims condamne l'agence de voyages in solidum avec son assureur à verser 10 000 € de dommages-intérêts à la victime, estimant qu'elle était responsable, faute d'avoir pu prouver que la maladie avait été contractée soit avant le départ, soit à l'occasion d'une excursion non prévue par le contrat. Les juges condamnent ensuite Costa Croisière à garantir l'agence de voyages et Covéa de toutes les condamnations prononcées à leur encontre.La Cour de cassation approuve : « Dès lors que l'intoxication litigieuse avait été subie à l'occasion de la fourniture d'une prestation autre que l'exécution du contrat de transport proprement dit, seul le régime de la responsabilité s'appliquait. »
Commentaire
La première chambre civile confirme ici que l'organisateur de voyages est responsable de plein droit à l'égard de l'acheteur de la bonne exécution des obligations résultant du contrat, que ces obligations soient à exécuter par lui-même ou par d'autres prestataires de services, sans préjudice de son action contre ceux-ci en cas de faute prouvée commise par eux (Civ. 1re,15 mars 2005). L'agence de voyages est donc tenue d'indemniser le préjudice subi par son client, à charge pour elle de se retourner contre le prestataire (ici le bateau) pour obtenir le remboursement des indemnités.








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