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Zinzins : Solvabilité 2 décourage l'investissement à long terme

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A l’occasion du séminaire annuel de la société de gestion OFI, jeudi 13 janvier au Palais Brongniart, plusieurs responsables de la profession se sont exprimés sur l'impact de la directive sur la gestion d'actifs dans le secteur de l'assurance.

Dans le cadre de Solvabilité 2, « les compagnies qui détiennent des actifs risqués seront pénalisées », avance Francis Weber, directeur financier de Réunica et vice-président de l'Association française des investisseurs institutionnels (AF2I). Pour prévenir la défaillance des compagnies d’assurance, les règles actuellement arrêtées - même si elles ne sont pas définitives - fixent respectivement à 45% la part de fonds propres à mobiliser pour les actifs investis en actions, 27% pour les obligations privées (notation BBB), 25% pour les actifs immobiliers et 60% pour les actions non cotées (private equity). Résultat : « Les assureurs vont être obligés d’acheter des obligations d’Etats européens au plus mauvais moment, vu les déficits publics actuels et le risque de remontée des taux d’intérêt à long terme d’ici à deux ou trois ans », met en garde le directeur financier de Réunica. Solvabilité 2 va inciter les assureurs, les institutions de prévoyance (IP) et les mutuelles à réduire leur volant d’actions, d’obligations privées et d’immobilier. Et de prédire : « Il y aura des augmentations de capital », sachant que l’opération est plus facile à effectuer par les compagnies privées que dans le monde paritaire et mutualiste où, faute d’actionnaires, « on est obligé de recourir à l’émission de titres participatifs ».
Avec la nouvelle directive, « l’intérêt de la détention d’actifs risqués est limité », confirme Hugues Fournier, responsable de la gestion des valeurs mobilières à la Macif, et le recours à la diversification « plus coûteux ». Les sociétés de gestion ne sont pas en reste, puisqu’elles doivent se préparer à fournir des reportings plus détaillés, afin de permettre aux directions financières de suivre leurs portefeuilles de manière transparente (titres en direct ou via des OPCVM), ligne à ligne, par classe d’actifs, par niveau de risque et par type d’émetteur.

Vittoria de Bagnolo


 

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