Les femmes dirigeantes plus optimistes et plus à l’écoute que les hommes

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La deuxième édition de l’Observatoire des pros du courtier April met en lumière les femmes entrepreneurs et dirigeantes. Face au pessimisme général, la gente féminine tire son épingle du jeu en affichant un bien meilleur moral que les hommes.

Alors que 67 % des chefs d’entreprise se déclarent pessimistes, agacés, angoissés et surmenés, les femmes restent les plus optimistes à 61 %.
Alors que 67 % des chefs d’entreprise se déclarent pessimistes, agacés, angoissés et surmenés, les femmes restent les plus optimistes à 61 %.

Les femmes ne sont pas des dirigeantes comme les autres. Tel est le premier enseignement de la deuxième édition de l’Observatoire des pros réalisé par lIfop pour le courtier lyonnais April. D’après cette enquête réalisée en septembre 2016 auprès d’un échantillon de 502 autoentrepreneurs et dirigeants de TPE et de PME, la gente féminine se distingue par un bien meilleur moral que la gente masculine. Alors que 67 % des chefs d’entreprise se déclarent pessimistes, agacés, angoissés et surmenés, les femmes restent les plus optimistes à 61 %. Un sentiment nourri notamment par la relation de confiance qu’elles ont développée avec leurs clients et qu’elles considèrent comme importante à 71 %.

En quête de sens

Si les dirigeants se sentent plus surmenés qu’en 2015, cela ne les empêche pas d’envisager de gérer différemment leurs activités. Le besoin de rééquilibrer vie professionnelle et vie personnelle se fait davantage sentir pour 85 % d’entre eux qui souhaitent avoir plus de temps pour leurs proches et leurs loisirs (+ 3 points par rapport à 2015). Des problématiques auxquelles les femmes sont là encore plus sensibles que les hommes. La quête de sens est également une thématique qui semble préoccuper les chefs d’entreprise. Les dirigeants, et surtout les dirigeantes, sont de plus en plus convaincus (entre 61 et 88 %) que les secteurs d’activités comme l’économie circulaire, l’économie collaborative, l’économie sociale et solidaire, les services à la personne ou encore la silver economy, sont des secteurs susceptibles de générer de la croissance. Dans ce cadre, les femmes entrepreneurs se distinguent aussi par une plus forte sensibilité (52 %) aux enjeux sociétaux comme le développement durable. Ce qui les amène à se tourner plus naturellement vers les secteurs de l’économie collaborative ou du service à la personne.

Encore du chemin à parcourir

Bien qu’elles représentent aujourd’hui environ 30 % des dirigeants d’entreprises et qu’elles occupent davantage de postes de direction, les femmes ont encore de nombreux défis à relever. C’est du moins ce que pensent 44 % des entrepreneurs interrogés. Un chiffre qui explose dans le secteur du BTP où les femmes sont 79 % à estimer qu’aucun progrès n’a été fait en matière d’accessibilité aux postes de direction. 68% pensent par ailleurs que l’accession à la tête d’une entreprise n’est pas moins ou plus facile qu’il y a dix ans.

Etude réalisée par l’IFOP pour APRIL du 5 au 16 septembre 2016, par téléphone sur un échantillon de 502 dirigeants d’entreprise de 0 à 20 salariés répartis en 2 échantillons : un principal représentatif de 301 dirigeants d’entreprise et un sur-échantillon de 201 femmes dirigeantes d’entreprise.



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