2011 : une année de contraste pour l'assurance

2011 : une année de contraste pour l'assurance

L’Autorité de contrôle prudentiel vient de livrer une photographie du marché français, qui confirme les évolutions observées ces dernières années, et porte l’empreinte d’une année 2011 complexe, à l’actif comme au passif des bilans.

L’année 2011 aura bien été une terre de contraste pour le secteur de l'assurance. S’il a bien résisté aux turbulences économiques et financières, les résultats pour l’ensemble du marché en portent malgré tout les stigmates, selon le panorama rendu public le 1er octobre par l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP).

Effritement de la solvabilité

Tous types d’organismes confondus, la rentabilité globale (taux mesuré par le résultat net/fonds propres) est passée de 6,7% en 2010 à 4,9% en 2011. L'ACP souligne que si le résultat technique en assurance vie a été divisé par trois par rapport à 2010, les activités en non vie ont vu leur rentabilité s’améliorer. Ceci dit, la branche construction atteint toujours un ratio combiné de 108,8%, les dommages corporels collectifs de 103,7% et la branche automobile, un ratio combiné de 103,8%.  

Sur la période, les plus-values latentes ont fondu, passant de 63 Md€ à 46,2 Md€. Au global, le total de bilan des organismes contrôlés atteint, à fin 2011, 2 049, 6 Md€. L’ACP précise que la marge de solvabilité était couverte à fin 2011 à 127% par les sociétés d’assurance vie et mixte, 421% pour les sociétés d’assurance non vie, 434% pour les institutions de prévoyance et 336% pour les mutuelles. Si « la solvabilité reste confortable dans l’ensemble », l’ACP observe un « certain effritement » pour les organismes non vie, et une « baisse sensible » de la marge de solvabilité des organismes vie et mixte.

Poursuite de la concentration

En santé, le résultat net des organismes a fortement diminué (passant de 4,21 Md€ à 3,45 Md€), en raison notamment de « la division par plus de deux des produits financiers ». La hausse de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA) sur les contrats responsables n’aurait en outre pas été répercutée sur les assurés en fin d’année. L’ACP note que la concentration se poursuit dans ce secteur (le nombre de mutuelles relevant du Livre II étant passé en un an de 719 à 672), faisant reculer le nombre global d’organismes d’assurance exerçant en France, qui s’établissait fin 2011 à 1074 (contre 1129 fin 2010).

Par ailleurs, tout type d’acteurs confondus, il y aurait eu l’an passé un appel plus grand à la réassurance (+8,8%), notamment par les sociétés d’assurance vie et mixte (+ 10,7%) et les mutuelles du Code de la mutualité (+ 9,6%), selon l’Autorité. Enfin, contre toute attente, il n’y a eu qu’une « réallocation marginale du portefeuille des placements » des organismes en 2011. Seule évolution notable, selon l’ACP : la diminution du poids des obligations de certains états de la zone euro (en recul de 4,8%).

Catherine Dufrêne

chiffres assurances 2011 (ACP)

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