Cinq idées pour optimiser ses tarifs auto

La pression concurrentielle et les faibles marges techniques liées à l'inflation du coût des risques font de l'optimisation des tarifs auto un véritable enjeu, renforcé par des évolutions réglementaires. Voici cinq pistes pour y parvenir.


Les gels des tarifs auto annoncés par la Maaf et la Maif en 2014, puis, tout récemment, par la Matmut au titre de 2015 seraient-ils les exceptions qui confirment la règle ? La question se pose avec acuité. Car, au regard du contexte économique, des résultats techniques mitigés enregistrés dans la branche auto et des changements de comportement liés aux « digital natives » (génération dite « Y » des personnes nées avec le numérique), il est difficile pour les majors du secteur de disposer de marges de manoeuvre suffisantes en matière de politique tarifaire sur le marché IARD en général, et auto en particulier.

Une forte pression tarifaire

Les causes de cette pression tarifaire ne manquent pas. Elles sont d'abord économiques. L'érosion du pouvoir d'achat des Français associée à la montée en puissance des comparateurs se traduisent par une sensibilité accrue au prix, dans un environnement concurrentiel très actif. Elles sont aussi techniques : les assureurs sont confrontés à une aggravation de la charge liée aux dommages corporels graves. En auto, leur fréquence a bondi de 9,3% en 2013, selon les chiffres fournis par la FFSA. Un phénomène d'autant plus préoccupant qu'il se combine à une augmentation du coût moyen d'indemnisation, qui oscille entre 6 et 8% en moyenne par an sur la décennie.

Si la hausse de la fréquence des corporels - 35% de la charge de sinistres - se confirmait encore en 2014, les assureurs feraient face à un effet ciseau, avec le risque de déséquilibre que cela représente pour une branche déjà fragile. Sans compter la prise en charge de la revalorisation des rentes auto versées aux victimes d'accidents de la route transférée depuis le 1er janvier 2013 aux sociétés et mutuelles d'assurances, alors qu'elle incombait jusqu'ici au Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO). Ce transfert aurait pesé pour 347 M€ dans les comptes des assureurs sur 2013. En conséquence de quoi le ratio combiné 2013 de l'assurance auto (près de 40% des cotisations en dommages) s'est dégradé de 3 points pour atteindre 104%. Pour les assurés, le risque est de voir le montant des primes évoluer à la hausse, les tarifs constituant le principal levier.

Enfin, les motifs de pression tarifaire sont politiques. Le gouvernement incite les compagnies à la réduction des primes afin de traduire financièrement et concrètement l'amélioration de la sécurité routière. Et pour cause : en 2013, la mortalité routière a enregistré une baisse record de 11% par rapport à 2012, selon les données du ministère de l'Intérieur. Si 3 250 personnes ont perdu la vie lors d'un accident de la route l'an dernier, près de 400 vies ont été épargnées.

Parce que défendre le portefeuille et conquérir des parts de marché dans ce contexte sera coûteux, les assureurs n'auront donc d'autre choix que d'optimiser leur processus de tarification. L'Argus de l'assurance et Actuaris vous livrent cinq pistes pour y parvenir.

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