Classement auto 2015 : concilier déficit technique et exigence de rentabilité

Classement auto 2015 : concilier déficit technique et exigence de rentabilité

Les mauvais résultats techniques des assureurs auto pourront de moins en moins être compensés par des augmentations tarifaires. La faute à un environnement concurrentiel et réglementaire défavorable.

En matière tarifaire, l’assurance auto a depuis peu un point commun avec l’industrie du luxe : l’érosion de son pricing power, sa capacité à augmenter ses prix sans que cela n’affecte la demande. Il leur est désormais difficile d’appliquer des augmentations tarifaires sur leur portefeuille auto afin d’améliorer leur rentabilité sans que cela ne se traduise par une contraction de la demande. La faute à un environnement macroéconomique, réglementaire (loi Hamon) et concurrentiel (gains de parts de marché des bancassureurs) défavorable.

Pourtant, et c’est là tout le paradoxe, les assureurs auto aimeraient pouvoir se reposer sur ce levier pour redonner un peu d’oxygène à leurs résultats techniques. « L’année 2014 a marqué une rupture de tendance, avec une hausse du ratio combiné qui s’explique principalement par celle des fréquences sur les sinistres corporels », expliquait Benjamin Serra, analyste chargé de l’assurance chez Moody’s, alors que l’agence de notation a dégradé, fin juin, sa perspective de « stable » à « négative » pour le marché français de l’assurance dommages en 2015. Et le ratio combiné de la branche automobile, presque structurellement déficitaire, est bien ressorti à 106% en 2014, soit trois points de plus qu’en 2013, selon l’Association française de l’assurance (AFA). La tendance pour 2015 n’incite guère à l’optimiste à en croire Moody’s, qui table sur un ratio combiné entre 105 et 108%.

La bataille commerciale fait rage

Les mutuelles sans intermédiaires (MSI), qui représentent près de 44% du marché auto, s’en sortent mieux, à l’instar de Covéa, dont le ratio combiné en dommages atteint 98,3% ou de la Maif avec ses 98,2%. La mutuelle des instituteurs en a profité pour opérer un coup médiatique en juin en annonçant un gel de ses tarifs auto au 1er janvier 2016. « L’assurance auto a une sensibilité particulière chez le consommateur, compte tenu de son montant. Nous sommes dans un contexte d’accroissement de la concurrence et, a fortiori, demain, avec les ruptures digitales que nous attendons. Cela risque effectivement de diminuer le pricing power des assureurs dans cette branche », déclarait dans nos colonnes Pascal Demurger, président du Gema et directeur de la Maif. Et d’ajouter : « Cela dit, il n’est pas très sain de subventionner une activité par une autre, et l’ACPR y sera particulièrement vigilante. Nous avons vocation à gagner de l’argent sur notre coeur de métier. C’est d’ailleurs l’une des leçons de la crise de 2008. » Leçon qui n’a, semble-t-il, pas encore été tirée par le marché.

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