Crise de la dette : la peur de la contagion italienne fait chuter les cours des assureurs

Crise de la dette : la peur de la contagion italienne fait chuter les cours des assureurs
Dans le sillage du lundi 11 juillet, les bourses européennes ont de nouveau connu, dans la matinée du 12 juillet, un mouvement de panique, lié à la contagion possible de la crise souveraine grecque à l’Italie. Parmi les valeurs cotées en bourse particulièrement attaquées, celles des banquiers et des assureurs, du fait de leur exposition au risque souverain italien, beaucoup plus élevée qu'au risque de la dette grecque.

Journée folle pour les bourses européennes, ce mardi 12 juillet. Après un lundi déjà particulièrement mouvementé, qui avait notamment vu le cours d’Axa perdre jusqu’à 6,59%, plusieurs indices européens ont même été suspendus le 12 juillet plusieurs heures, dont le CAC 40. Une suspension officiellement due à des « problèmes techniques de diffusion », selon l’explication de NYSE Euronext à la réouverture de la cotation de l’indice phare parisien, à 13h35. En fait, les marchés restaient très fébriles à la perspective d’une éventuelle contagion de la crise de la dette grecque à l’Espagne et à l’Italie.

Côté assureurs, les titres de CNP et d’Axa ont été particulièrement attaqués. Il faut dire que le premier affichait, fin 2010, une exposition nette au risque souverain italien de 628 M€, et le second, de 6 Md€… Des chiffres sans commune mesure avec leur exposition au risque souverain grec, bien moins élevée. L’exposition des banques françaises à la dette italienne était en outre, à fin 2010, d’environ 280,6 Md€, selon la Banque des règlements internationaux (BRI).

Plan de rigueur en Italie

Heureusement, face à l’hystérie qui gagnait les investisseurs, plusieurs nouvelles intervenues dans la journée ont permis d’apaiser quelque peu les marchés. L’Italie a ainsi décidé d’accélérer la mise en place de son plan de rigueur de 40 Md€, même si de nombreux observateurs s’interrogent sur sa capacité à le mettre réellement en œuvre. La Banque centrale européenne aurait par ailleurs acheté d’importantes quantités d’obligations espagnoles et italiennes, permettant une détente des taux.

La Grèce, dont un défaut de paiement partiel n’est plus exclu et qui a vu ses notes de risque dégradées par la Coface, a en outre émis 1,625 Md€ en bons du Trésor à 6 mois, à un taux stabilisé par rapport au mois de juin. L’annonce d’une réunion de crise des dirigeants de la zone euro, peut-être le vendredi 15 juillet 2011, afin de réexaminer le cas grec, a également permis de rassurer. Pour l’instant. 

Catherine Dufrêne

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