En 2011, le secteur de l'assurance a souffert du recul de l'assurance vie

En 2011, le secteur de l'assurance a souffert du recul de l'assurance vie
Bernard Spitz, président de la FFSA

La belle progression de l'assurance dommages n'a pas réussi l'an dernier à compenser les mauvais résultats en assurance de personnes et notamment la baisse de la collecte de l'assurance vie en euros.

On le savait déjà, 2011 restera dans les annales comme une année noire pour l’assurance. Les chiffres définitifs, présentés le 27 janvier au siège de la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA), confirment les estimations fournies en début d’année par la FFSA et le Gema. Malgré une belle croissance de 4% en assurances dommages, les 47,9 Md€ de primes n’ont pas permis de compenser le fort repli de l’activité en assurance de personnes dont les cotisations passent de 161,2 Md€ à 142,1 Md€.

Bonne résistance

Au total, l’année s’est donc terminée sur une contraction de 8,3% des cotisations qui sont passées de 207,2 Md€ à 190 Md€. "L'assurance française tient le choc. Elle résiste remarquablement dans une conjoncture sans précédent", a déclaré Bernard Spitz, le président de la FFSA. La rentabilité globale du secteur s'élève à 6%. "C'est 2 point de moins que l'an dernier, ce qui s'explique par la dégradation de l'environnement financier. Je connais beaucoup de secteur qui aimerait en dire autant", a souligné Bernard Spitz.

En assurances de dommages, la croissance, la plus élevée depuis 2004, permet aux principales branches un retour vers les équilibres techniques mis à mal ces dernières années, principalement par des événements climatiques d’envergure. Les résultats techniques se redressent de 32%, passant de 2,8 Md€ à 3,7 Md€. Le résultat net de 3,1 Md€ (+ 3,3% sur un an), rapporté aux fonds propres (43,6 Md€) dégage une rentabilité de 7%. Les fonds propres et les plus-values latentes couvrent 91,1% des primes.

Contexte défavorable

Le scenario est tout autre en assurance des personnes, puisque la crise des dettes souveraines, la chute des marchés boursiers et les contraintes imposées par la règlementation Bâle 3 aux banques ont contribué à éloigner les épargnants de l’assurance vie en euros et en unités de compte au profit de placements liquides. Conséquence : le résultat technique a chuté de 64,3%, passant de 4,2 Md€ à 1,5 Md€ et le contexte financier n’a pas aidé le compte d’exploitation à s’améliorer, au contraire.

Le recul des marchés financiers conjugué aux dépréciations sur les emprunts souverains ont absorbé une bonne partie du matelas de plus-values latentes. Au total, le résultat net comptable de l’assurance vie a baissé de 33,3 % en 2011 à 2,8 Md€, contre 4,2 Md€ en 2010. La rentabilité de l’activité s’établit donc à 5,1 % des capitaux propres en 2011. La solvabilité des compagnies d’assurance vie et mixtes se contracte à 3,8% contre 5,7% fin 2010, un niveau très proche de celui atteint fin 2009 (3,9%).

Vittoria de Bagnolo, avec Jean-Philippe Dubosc

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