Generali prêt à se réorganiser en profondeur pour séduire ses actionnaires

Generali prêt à se réorganiser en profondeur pour séduire ses actionnaires
Mario Greco, PDG de Generali

Soucieux de regagner la confiance de ses actionnaires, Generali initie, sous l'impulsion de son nouveau PDG Mario Greco, un plan de restructuration devant déboucher en 2015 sur l'atteinte d'objectifs financiers ambitieux.

Mario Greco, le PDG de Generali en place depuis le 1er août dernier, semble fermement décidé à réveiller le Lion de Trieste. Lors de la journée dédiée aux investisseurs que tenait le groupe à Londres, ce lundi 14 janvier, il a ainsi été question, ni plus ni moins, que de « la mise en œuvre d’une révolution basée sur la discipline, la simplicité et le recentrage ».

Gages pour l’actionnaire

Cette « stratégie de redressement », car c’est de cela qu’il s’agit, vise à renforcer la valeur pour l’actionnaire - le titre Generali est en repli d’un peu plus de 50% sur 5 ans, à l’instar d’autres grands noms du secteur - , ce en lui donnant un certain nombre de gages tangibles en termes de rentabilité, de solvabilité et de capacité à dégager des profits récurrents .

Le plan 2013 – 2015 repose ainsi sur l’atteinte d’un rendement moyen des fonds propres (ROE) de 13% (après 10% en 2012 et 9,6% en 2011), ce qui suppose de dégager un résultat opérationnel « supérieur à 5 Mds€ ». A titre de comparaison, le groupe avait dégagé en 2011 un résultat opérationnel de 3,93 Mds€, après 4,08 Mds€ en 2010.

Pour y parvenir dans la durée, Generali promet au marché de réaliser 600 M€ d’économies d’ici à 2015.

Solvabilité renforcée

Sur le plan de la solvabilité, l’objectif est de parvenir en 2015 à un ratio de 160% (en base solvabilité 1). Le groupe, qui avait été contraint de déprécier ses titres grecs et certaines de ses participations, avait atteint un point bas fin 2011 avec un ratio de solvabilité de 117%, mais cet indicateur était repassé à 130% à mi 2012 et à 140% à fin septembre 2012.

Mario Greco ambitionne « sur le long terme », de gérer l’activité du groupe avec des niveaux de capital et d’endettement correspondant à une notation AA. Generali est actuellement noté « A » chez Standard & Poor's et placé sous surveillance négative, « A- »chez Fitch Ratings, « Baa1» chez Moody's et « A » chez AM Best.

La capacité des entités du groupe à dégager de la trésorerie sera donc un des points clefs, l’objectif étant de parvenir à une génération de cash-flow opérationnel « supérieure à 2 Mds€ » en 2015.

L’assurance dommages à l'honneur

La déclinaison opérationnelle de ces objectifs repose d’abord sur une évolution sensible du mix activité, via un renforcement de l’activité d’assurance dommages, et plus particulièrement des segments santé et prévoyance dans les marchés émergents. L’objectif est ainsi de voir le pôle dommages compter pour 50% du résultat opérationnel, contre 35% environ au 30 septembre 2012.

Generali va par ailleurs centraliser sa réassurance « pour optimiser la rétention du groupe et améliorer la gestion du capital ».

En assurance-vie, la priorité sera clairement donnée à la profitabilité plutôt qu’aux volumes, tout en réduisant parallèlement le capital consommé par cette activité. Le groupe ne précise toutefois pas, dans son communiqué, comment il compte s’y prendre pour y parvenir.

Investissements dans les pays émergents

Sur le plan géographique, l’idée est d’une part de « maximiser la rentabilité » sur les marchés matures (Italie, France, Allemagne, Suisse, Autriche, Espagne et République Tchèque), et d’autre part de gagner des positions de marché tout en améliorant les profits sur les pays émergents (Europe de l’Est et Asie), quitte, le cas échéant, à investir.

C’est donc de cette façon qu’il faut interpréter les annonces récentes comme la réorganisation des activités italiennes, ou  le récent rachat des minoritaires de PPF dans GPH (moyennant 2,5 Mds€), en Europe centrale et orientale.

Enfin, le groupe dit en avoir terminé avec la remise à plat de son organigramme : les postes de CIO (Chief investment officer) et de COO (Chief operating officer), autrement dit les patrons des investissements et des opérations, sont désormais pourvus. Le premier revient à Nikhil Srinivasan, un ancien d'Allianz. Le second à Carsten Schildknecht, un ancien de Deutsche Bank et de Sal. Oppenheim, doté d'une forte dimension gestion d'actifs.

Il reste que les actionnaires ne semblent pas disposer à donner un chèque en blanc au groupe. A 16h00 ce lundi, le titre Generali reculait de 3,02% à 14,11 €.

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Commentaires

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14/01/2013 22h:30

Go go go, on y croit2015, c est demain, un investissement sur le long terme est la seule solution et le fait de garder ce qui marche est un gage de sécuritéOn se réveille le lion

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