Groupama : La stratégie de performance

Groupama : La stratégie de performance
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Alors que Groupama présente, ce 15 mars, ses résultats 2011, son directeur général délégué, qui s'exprime pour la première fois dans la presse, assure que le plus dur est passé pour son groupe, et livre son plan pour les années à venir : arrêt de la croissance externe, priorité à la rentabilité, gestion prudente des actifs, implication renforcée des élus. Autant d'objectifs qui pointent les erreurs de l'ère Azema.

LA CRISE DE L'AUTOMNE

  • 13-09 Standard et Poor's (S&P) place Groupama sous perspective négative, en raison de son exposition à la dette souveraine grecque et aux actions.
  • 23-09 S&P dégrade la note du groupe de BBB+ à BBB, Jean Azéma, directeur général, ayant confirmé un plan d'économies de 300 M€ pour 2012.
  • 24-10 Le conseil d'administration de Groupama révoque Jean Azéma. Thierry Martel est nommé directeur général et Christian Collin directeur général délégué.
  • 03-11 Thierry Martel évoque la cession de Gan Eurocourtage lors d'un comité central d'entreprise.
  • 13-12 Accord avec la Caisse des dépôts (rachat de la société foncière Silic et injection de 300 M€ dans Gan Eurocourtage).
  • 15-12 S&P dégrade Groupama de BBB à BBB-.

 

« Une gestion des risques au coeur de la politique du groupe »

« La situation de Groupama en 2011 a conduit à une inflexion majeure : faire évoluer la stratégie de taille vers une stratégie de performance, fondée sur les valeurs mutualistes qui ont fait le succès de notre groupe. Cela se concrétise, notamment, par l'arrêt de la "course à la taille" et l'abandon du projet de cotation en Bourse de Groupama SA.

Cette stratégie se décline aussi par une série de mesures visant à rendre le groupe plus efficace et à apporter un meilleur service à nos clients et sociétaires. La proximité est un bien précieux. Cette stratégie de performance passe également par une gestion prudente de nos actifs et de nos activités d'assurance. La gestion des risques doit être au coeur de la politique du groupe. »

« Favoriser le retour à des règles de bonne gouvernance »

« Groupama est une entreprise mutualiste, et nous voulons favoriser le retour à des règles de bonne gouvernance, à une plus grande transparence envers nos sociétaires et nos élus. Cela implique de renforcer le rôle des conseils d'administration de Groupama SA et de Groupama Holding et ceux des caisses régionales dans la surveillance du groupe et de ses entités, et d'aller vers un plus grand partage des décisions stratégiques. Ainsi, aujourd'hui, il y a un alignement du groupe sur la stratégie de performance, qui a été débattue et approuvée par chacun des conseils d'administration des entités du groupe. Cette inflexion est partagée par le monde agricole, qui constitue nos racines et avec le lequel nous souhaitons encore renforcer nos liens. »

« Reconstituer les marges de manoeuvre financières »

« Nous devons reconstituer les marges de manoeuvre financières auxquelles Groupama était habitué dans le passé. L'ensemble des actions se regroupe en trois volets.

Le premier consiste à renforcer la performance technique et opérationnelle du groupe, avec, par exemple, l'objectif d'un ratio combiné à 98% en assurances de biens et de responsabilités. C'est dans ce cadre qu'intervient la maîtrise des frais généraux sur tous les postes, avec l'accélération de la mise en oeuvre du plan d'économies de 400 M€ à l'horizon 2014. Nous n'avons jamais considéré les hommes comme une variable d'ajustement, ce n'est pas dans notre culture. La mutualisation des moyens informatiques, initiée en 2000, se poursuit, car il y a encore des convergences à opérer. Toutefois, hormis les systèmes d'information, les entreprises régionales demeurent autonomes dans leurs choix. Il n'y a donc pas de schéma général de rationalisation du back-office, y compris dans le domaine de la gestion de sinistres.

Le deuxième volet concerne l'ajustement de notre périmètre d'activité, où nous privilégions la cession d'entreprises coûteuses en capital et sensibles à la notation. Gan Eurocourtage est la seule cession en France, sous réserve de Groupama Private Equity, en lien avec la réduction de notre exposition actions. La vente de nos actifs en Grande-Bretagne suit son cours. Sur l'international, nous menons une analyse stratégique pour étudier les opportunités de cession en fonction de la taille de l'entreprise, de sa capacité de développement et de sa rentabilité. Ainsi a été prise la décision de céder notre activité dommages en Pologne, qui exigeait un investissement trop important dans les prochaines années.

Enfin, nous entendons réduire de 30 à 40% notre exposition aux actions, qui représentent aujourd'hui, en valeur de marché, 13 % de notre portefeuille. Nous avons déjà mis en place une couverture à hauteur de 1,5 Md€, qui sera reconduite en 2012 et complétée pour atteindre notre objectif par des cessions ou des couvertures complémentaires. Nous avons également engagé, et nous poursuivrons, des ventes dans le domaine immobilier. »

« Nous avons mangé notre pain noir »

« Groupama a connu une année difficile et achève 2011 avec des pertes financières exceptionnelles. La crise grecque coûte au groupe 2,3 Md€ brut, soit une charge nette d'impôt de 1,6 Md€. L'impact des marchés financiers, et plus particulièrement au regard de notre exposition aux actions stratégiques (Société générale, Véolia...), a généré des pertes ou provisions pour dépréciation durable d'un montant équivalent. Néanmoins, nous avons mangé notre pain noir, le plus dur est derrière nous, nous avons fait l'essentiel du travail sur nos actifs : notre marge de solvabilité est respectée après prise en compte de notre opération d'apport de Silic. Nous avons encore des efforts à mener pour reconstituer nos marges de manoeuvre financières, mais, globalement, nous pouvons désormais regarder devant. »

« Notre moteur économique est solide »

« Notre moteur économique est solide. Par exemple, notre résultat opérationnel est en forte amélioration, ainsi que notre ratio combiné en assurances dommages. En assurance vie, notre marge en affaires nouvelles progresse favorablement : nous avons notamment réorienté la part des unités de comptes dans la production nouvelle, part qui a été multipliée par trois.

Nos clients nous sont restés fidèles en 2011. Ainsi, en assurances de biens et de responsabilité, nous avons gagné des parts de marché en auto et en habitation. Notre progression en primes est supérieure à celle du marché et le nombre de contrats a augmenté. En assurances de personnes, notre collecte nette, même si elle a baissé comme celle de nos concurrents, est restée positive. Enfin, concernant l'activité bancaire, les dépôts ont augmenté de 10%. »

BIO EXPRESS

  • Âgé de 58 ans, Christian Collin, diplômé de l'École supérieure de commerce de Paris, a rejoint le Gan en 1980. Devenu secrétaire général en 1991, il est responsable de la fusion, en 2000, de Gan SA et de Groupama SA. Secrétaire général du groupe mutualiste, il prend en 2010 le poste de directeur général finance et risques, jusqu'à sa nomination comme directeur général délégué.

 

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