Heureux comme un cadre de l'assurance

Contre toute attente, les cadres de l'assurance se montrent confiants dans l'avenir de leur secteur, et optimistes dans leurs perspectives de carrière.

Moral au beau fixe dans l'assurance. C'est ce qui ressort des résultats du baromètre RH Michael Page, réalisé en partenariat avec l'Argus de l'assurance. Malgré un contexte difficile (notes dégradées, baisse de rendement de l'assurance vie, multiplication des plans de sauvegarde de l'emploi...), les cadres de l'assurance sont 89% à avoir une image positive de leur secteur. C'est un taux élevé, bien supérieur, aux 75% de la distribution et aux 69% de la banque. « Ce résultat n'est pas étonnant, car l'assurance est un secteur où il fait bon vivre et où les conditions de travail sont parmi les meilleures », considère Norbert Girard.

MÉTHODOLOGIE

L'enquête a été réalisée du 10 au 21 décembre 2012 auprès de cadres confirmés du secteur de l'assurance ayant envoyé leur candidature à la division Michael Page assurance. 251 salariés issus notamment de compagnies d'assurances, d'institutions de prévoyance, de mutuelles, de réassureurs et de sociétés d'assistance ont répondu à cette étude.Ce baromètre Michael Page-L'Argus de l'assurance est appelé à devenir un rendez-vous récurrent dans notre magazine. En juin prochain, une nouvelle enquête mettra cette fois l'accent sur les jeunes diplômés dans le secteur de l'assurance.

 

Le secrétaire général de l'Observatoire de l'évolution des métiers de l'assurance précise : « Quand on négocie des conventions collectives dans l'assurance, c'est pour rajouter des garanties au bénéfice des salariés, et non pour en enlever, comme on peut le voir ailleurs aujourd'hui... » Du coup, l'optimisme est de rigueur dans le secteur. D'après Michael Page, plus de deux cadres sur trois (69%) se déclarent confiants dans l'évolution du marché de l'emploi. À tel point qu'ils n'hésitent pas à envisager une mobilité professionnelle, là où dans d'autres secteurs, chacun demeure rivé à son siège. Près des deux tiers (62%) des cadres sont même en recherche active.

Il est vrai que l'assurance demeure l'un des rares secteurs qui recrute toujours fortement. Selon le Rapport de l'observatoire sur les métiers des salariés de l'assurance (Roma), plus de 12 000 embauches ont été enregistrées en 2011, et la part des cadres dans l'effectif a augmenté de 8,5 points depuis 2002, pour atteindre 43,7%.

Améliorer les plans de formation

Toutefois, deux ombres noircissent le tableau. La première se rapporte à la formation. Seulement 48% des sondés jugent que leur employeur contribue à leur développement professionnel. « Du fait de l'allongement de la durée du travail, il y a une vraie demande des cadres dans ce domaine, notamment des seniors. La formation continue est donc un élément que les acteurs du secteur doivent désormais prendre sérieusement en compte, afin que leurs cadres restent efficaces dans l'entreprise », observe Joël Mottier, président de la fédération de l'assurance CFE-CGC.

L'autre bémol concerne le salaire. Seulement 42% des cadres interrogés pensent qu'il est à la hauteur de leurs compétences. La rémunération est d'ailleurs l'une des principales raisons invoquées pour changer de poste. Pourtant, les cadres de l'assurance ne semblent pas les plus mal lotis dans ce domaine. En effet, entre 2008 et 2012, leur rémunération moyenne a progressé de 8,7%, d'après l'enquête salaires 2012 réalisée par L'Argus en partenariat avec Altedia (lire le numéro du 23 novembre 2012). Par ailleurs, selon les chiffres du ministère du Travail publiés en octobre dernier, la branche banques, établissements financiers et assurances offre, avec 2 994 € nets par mois, le salaire moyen le plus élevé en France.

PIERRE-EMMANUEL DUPIL, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE MICHAEL PAGE FRANCE : « Travailler dans un secteur responsable de l'économie est très valorisant pour les cadres »

  • Comment expliquer qu'autant de cadres (89 % des sondés) aient une image positive de l'assurance ? D'ailleurs, ce taux est-il aussi élevé dans le secteur bancaire ?

Les cadres interrogés définissent l'assurance comme un acteur responsable de l'économie, qui compense les carences et les dysfonctionnements de la société. Du coup, travailler dans un tel secteur est extrêmement valorisant pour eux. Si leur opinion est aussi bonne, c'est également parce que l'assurance est peu touchée par la crise. Ou, en tout cas, moins que les autres. Dans le secteur bancaire, qui a subi très fortement l'impact des atermoiements de la zone euro, les cadres ne sont que 69% à avoir une image positive de leur branche d'activité. Soit 20 points de moins que le taux constaté dans l'assurance.

  • Selon ce baromètre, les cadres des compagnies semblent moins subir de stress au travail que ceux des autres familles de l'assurance. Pourquoi ?

Dans notre panel, les compagnies d'assurances sont en majorité des entreprises qui ont une antériorité, une notoriété et une stabilité financière que n'ont pas les autres acteurs de leur secteur. Or, dans le contexte actuel, les cadres se sentent plus en sécurité professionnellement dans ces grosses structures.

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