Il est urgent de restaurer la confiance

Chat échaudé craint l'eau froide. Sept Français sur dix n'achèteront plus de produits financiers sans comprendre au préalable de quoi il s'agit exactement. Une étude de Fidelity met en lumière des nouveaux comportements des épargnants.

C'est un fait : la crise a durablement modifié les comportements d'épargne des Français, confirme une étude à grande échelle menée par la société de gestion Fidelity avec TNS Sofres auprès de 9 000 épargnants européens dans 11 pays différents et qui s'est déroulé en décembre 2009. Un tiers des 1 000 Français sondés avouent ne plus avoir confiance dans leur établissement financier. De ce fait, 26 % d'entre eux ont déjà effectué un transfert de tout ou partie de leur patrimoine d'un établissement à un autre et 14 % envisagent de passer à l'acte d'ici à un an.

Prime à la solidité et à la réputation

Même si la France n'a pas eu à déplorer de faillites, contrairement à d'autres pays européens comme la Belgique ou les Pays-Bas, les épargnants sont désormais nettement plus méfiants. Une distance qui touche à la fois les placements et ceux qui les leur conseillent, sociétés de gestion, banques, assureurs et CGPI. La solidité financière de l'organisme distributeur et sa réputation deviennent un critère clé pour asseoir la décision de réaliser un placement. Si 25 % des Français croient encore que l'intermédiaire financier fait passer l'intérêt du client avant le sien, 47 % sont plus partagés et 28 % sont convaincus que l'intermédiaire ne fait que vendre les produits sur lesquels il touche le plus de commissions ou des primes d'objectifs, faisant passer son propre intérêt avant celui du client. D'ailleurs, seulement 22 % se sont vus proposer, lors de leur dernier placement, un produit qui n'était pas « maison ». La moitié des Français (48 %) souhaitent à ce sujet que les gammes de produits s'ouvrent davantage aux placements proposés par d'autres établissements. Pour autant, ce large choix de produits ne doit pas rimer avec complexité et embarras du choix. Leurs demandes sont à la fois simples et contradictoires : avant d'être bien conseillés, ils cherchent surtout à comprendre et à trouver de l'information sur les placements proposés. Et ils souhaitent que le conseiller prenne le temps de leur expliquer.

Jargon et termes techniques à prohiber

L'information est bien ressentie lorsque la présentation ne comprend pas trop de jargon et de termes techniques. Les clients se sentent « embrouillés », par exemple lorsque les plaquettes affichent des clauses écrites en petits caractères. Enfin, la complexité des produits est préjudiciable à leur compréhension. Les épargnants affichent une méfiance vis-à-vis des conseillers en même temps qu'ils avouent d'avoir besoin d'eux pour obtenir des explications. Cette attitude plus consumériste et critique, notamment de la part des jeunes générations était déjà en germe... La crise financière l'a accentuée. Un vrai défi pour les enseignes, sommées de regagner la confiance perdue.

Testez L'Argus de l'assurance en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Le Magazine

ÉDITION DU 22 novembre 2019

ÉDITION DU 22 novembre 2019 Je consulte

Emploi

KAPIA RGI

Chef de Projet Assurance-Vie H/F

Postuler

KAPIA RGI

Ingénieur Développement PHP5/ZEND (H/F)

Postuler

+ de 10 000 postes
vous attendent

Accéder aux offres d'emploi

APPELS D'OFFRES

Marché d'assurance maladie et de prévoyance.

ELOGIE - SIEMP

21 novembre

75 - ELOGIE SIEMP

Recouvrement amiable et judiciaire des dettes des locataires partis

Cachan Habitat OPH

21 novembre

94 - CACHAN HABITAT

Intervention des huissiers de justice en phase comminatoire amiable_drfip Paca13.

Ministère de l'Economie Antenne Interrégionale Méditerranée

21 novembre

13 - MARSEILLE

Proposé par   Marchés Online

Commentaires

Il est urgent de restaurer la confiance

Merci de confirmer que vous n’êtes pas un robot

Votre e-mail ne sera pas publié