[DOSSIER] Dossier- Séisme/Japon : catastrophe naturelle et péril [...] 8/11

Japon : les réassureurs européens peu impactés

Japon : les réassureurs européens peu impactés
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Les dommages incombant aux réassureurs européens devraient rester limités. C'est principalement le cas pour les accidents des centrales nucléaires, un risque dont ils sont exclus. A l'inverse du pool allemand qui pourrait payer un lourd tribut.

Contre toutes attentes, les conséquences du tremblement de terre et du tsunami au Japon, qui ont fait 4 314 morts selon un bilan officiel provisoire, devraient rester circonscrites pour les réassureurs européens. C’est en substance ce qu’a déclaré, le français Scor, présent sur le marché nippon depuis 1975. Le réassureur ne couvre pas, il est vrai, en dommages ou en responsabilité les opérateurs de centrales nucléaires civile au Japon. Dans l'Archipel, Scor opère essentiellement dans les activités industrielles et commerciales en tant que réassureur des compagnies d'assurance. Il en est de même pour les risques de particuliers en dommages, où il intervient comme réassureur des « Kyosai » (les mutuelles japonaises).

Exposition marginale

Dans les pires scénarios émanant des catastrophes de la semaine dernière, Scor évalue que ses pertes totales en non-vie, nettes des protections proportionnelles et non-proportionnelles, ne dépasseront pas 185 M€ avant impôts. En ce qui concerne la réassurance vie, le groupe présidé par Denis Kessler a une exposition marginale : le montant de ses actifs au Japon ne dépasse pas 40 M€ et sont principalement investis en obligations d'Etat. Aucun de ses actifs ne sont affectés par la catastrophe. En tout état de cause, le réassureur affirme que sa solvabilité n'est pas remise en cause par ces événements.

Dommages limités

Pour l’allemand Munich Re également, les dommages s’avèrent limités. Le premier réassureur mondial, qui détient 12% du marché nippon de la réassurance, devrait payer une facture de 2 Md€, d'après les premières estimations évaluées sur un standard effectué pour les tremblements de terre au Japon (un événement survenant tous les 200 ans, soit un taux de survenance de 0,5%). C'est également le calcul de l’helvète Swiss Re qui table sur un montant des dommages entre 0,6 et 1 Md$. Si cet événement était survenu à Tokyo, il en aurait coûté près de 2 Md$ au deuxième réassureur mondial.

Pool sollicité

Les réassureurs européens sont d'autant plus soulagés que, d'après les informations émanant de la branche, Tepco, le gestionnaire de la centrale nucléaire de Fukushima, n'aurait plus souscrit depuis l'année dernière d'assurances dommages. Par ailleurs, les risques de tremblements de terre et de tsunamis sont exclus des polices RC. La facture des dégâts reviendra, par conséquent, à Tepco et à l'Etat japonais. Il se pourrait cependant que le pool nucléaire allemand intervienne dans la couverture des dommages. Créé à la fin des années 50, ce pool nommé DKVG (Deutsche Kernreaktor-Versicherungsgemeinschaft), auquel abondent 38 assureurs et réassureurs allemands, prend en charge les risques nucléaires à l'international. Il est ainsi intervenu en 1979 à Harrisburg, aux Etats-Unis, lors de l'accident de la centrale Three Mile Island. La garantie directement offerte par le DKVG reste, toutefois, modeste avec 256 M€. Les quatre groupes énergétiques allemands (RWE, Vattenfall, Eon et EnBW) fournissent les 2,4 Md€ restants selon un principe de pool de solidarité.

Marie Luginsland

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