L'avenir de Macifilia en question ?

L'avenir de Macifilia en question ?
Jean-Marc Raby, DG adjoint de la Macif et DG par intérim de Macifilia
Depuis plusieurs semaines, l’état de santé de cette filiale, qualifiée depuis ses débuts en 2002 de « stratégique » par le groupe, posait question sur le marché. Jusque là démenties, ces rumeurs semblent bien aujourd’hui confirmées.

Quel sera l’avenir de Macifilia ? La filiale « stratégique » (chargée de développer une politique de diversification en termes de réseaux et de produits) de la Macif connaîtra-t-elle de simples réajustements ou subira-t-elle une profonde évolution de son modèle économique ? Jean-Marc Raby, qui a pris temporairement les rênes de la filiale pour assurer son redressement, prévoit de terminer l’analyse du bilan de santé de la structure pour avril 2011, afin de délivrer son ordonnance pour juin au plus tard. Et, pour l’heure, il n’écarte aucune piste. Car l’état de santé de la structure semble bel et bien préoccupant. Si le groupe ne confirme pas les chiffres parus au conditionnel dans l’Agefi (perte nette sur l’exercice de près de 60 M€) puisque les comptes ne sont officiellement pas encore clos,  « le résultat technique s’est significativement dégradé » en 2010, confirme Jean-Marc Raby, directeur général adjoint de la Macif et, depuis décembre, directeur général de Macifilia.

Des difficultés structurelles

Or, plus que de déboires passagers, il semble bien que la filiale pâtisse surtout de difficultés structurelles. En cause notamment, selon Jean-Marc Raby: le déséquilibre du mix-produit, qui s’est renforcé en 2010 à cause de l’apport important d’affaires nouvelles en véhicules terrestres à moteur (deux-roues, auto) via les courtiers grossistes. Si ce développement s’est traduit par une augmentation du chiffre d’affaires en 2010 (à 178 M€), la qualité technique des souscriptions n’aurait pas été assez rigoureuse. Rappelons au passage (voir nos éditions de décembre 2010) que Macifilia a récemment cessé toute activité en deux-roues avec le grossiste Assor. Certains observateurs s’interrogent d’ailleurs sur la pertinence de tisser des liens avec le courtage pour un groupe comme la Macif, culturellement peu habitué à ce type de distributeurs. En revanche, l’activité via les partenariats, qui fait office de stabilisateur pour les résultats, ne sera a priori pas concernée pas les évolutions à venir. « Macifilia n’a pas atteint la taille critique. Dans tous les cas, nous devons absolument parvenir à maintenir des résultats techniques satisfaisants », conclut Jean-Marc Raby. Politique de souscription, tarification... Tout est aujourd'hui passé au peigne fin.

280 salariés sur trois sites

En 2009, Macifilia faisait état de 695 000 clients et 134 M€ de primes acquises, pour 780 000 risques couverts. Le chiffre d’affaires se composait à 50% de risques industriels et commerciaux (y compris transport), 21% de pertes pécuniaires (risques locatifs, locations saisonnières, protection juridique), 16% de pannes mécaniques et 13% de groupes affinitaires (auto, moto, multirisque habitation, chasse). La structure compte 280 salariés répartis sur trois sites : Paris, Niort et Meylan. Sans être très inquiets à ce stade, les représentants de salariés se disent bien sûr vigilants aux mesures qui seront annoncées dans les prochaines semaines.

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