La Maif promet des tarifs auto stables en 2014

La Maif promet des tarifs auto stables en 2014
Roger Belot, PDG du groupe Maif

En réplique à la résiliation à tout moment prévue dans le projet de loi Hamon sur la consommation, la mutuelle annonce qu’elle n’augmentera pas ses tarifs en 2014. Elle compte aussi partir à l’offensive pour séduire les jeunes actifs, notamment les quelque 43 000 jeunes enseignants recrutés cette année par l’Education nationale.

Si ce n’est pas une réplique au projet de loi Hamon sur la consommation, cela y ressemble fort. Prenant tout le monde de court, la Maif vient d’annoncer qu’elle n’augmenterait pas les tarifs auto de ses 3 millions de sociétaires en 2014. Elle décidera en septembre, au vu de la sinistralité, si elle peut même éventuellement les baisser. La mutuelle les avait revalorisés cette année de 2% pour les  2,2 millions de sociétaires Maif, et de 2,3% pour les clients Filia-Maif, plutôt moins que le marché. Une chose est sûre, le message est très clair : pas besoin d’instaurer la résiliation à tout instant pour tirer les tarifs de l’assurance vers le bas, quand certains opérateurs sont naturellement disciplinés, pour le plus grand bénéfice de l’assuré…

Modèle vertueux

En toile de fond, c’est bien son modèle, « durablement vertueux », que défend la Maif. Sur la période 2003 – 2012, le sociétaire Maif a même vu sa facture diminuer de 8%, quand celle de l’assuré auto français augmentait en moyenne de 11%, moins d’ailleurs que l’inflation cumulée (19%). « Dans la durée, le modèle mutualiste a contribué à faire baisser le prix de l’assurance», défendent Roger Belot et Pascal Demurger, respectivement PDG et directeur du groupe Maif.

Loi Hamon incriminée

Dans ce contexte, la loi Hamon est « un mauvais coup porté au système mutualiste ». Une étude comparant les différents marchés européens sera présentée ce jeudi 16 mai à la commission exécutive du GEMA. Il devrait en ressortir, laisse entendre la Maif, que la résiliation à tout moment aura au moins trois effets néfastes : une baisse de la qualité des contrats dans un contexte de concurrence axée sur les tarifs, une augmentation nette du turn-over (il est de 3% à la Maif, de 15% sur le marché français de l’assurance auto et de 35% à 40% au Royaume-Uni), et une explosion des coûts d’acquisition. Or les acteurs mutualistes risquent d’en pâtir un peu plus que les autres.  « La solidarité intergénérationnelle ne peut fonctionner que si l’assuré reste dans la durée », reconnaît Roger Belot.

Séduire les jeunes actifs

Solidarité intergénérationnelle qui reste pour l’instant d’actualité, puisque la Maif a décidé de partir à l’offensive sur les jeunes actifs, avec des offres dédiées. « Les jeunes ne paient pas le prix total qu’ils représentent », illustre Roger Belot. Le premier volet de cette offensive commerciale concerne les jeunes enseignants, en particulier les quelque 43 000 recrutés cette année par l’Education nationale, une « belle opportunité » à ne pas rater. Un « coup de pouce au démarrage » leur sera ainsi attribué s’ils souscrivent leur assurance auto, leur assurance habitation et l’offre Métiers de l’Education (risques professionnels) à la Maif. « L’avantage, qui s’échelonne de 40 à 120 €,  sera d’autant plus important qu’ils souscrivent plusieurs contrats », explique Roger Belot. Les jeunes actifs (autres que les enseignants) de 22 à 30 ans, qui peuvent accéder à la mutuelle via Filia-Maif, ne seront pas oubliés : l’offre Maif First, disponible depuis aujourd’hui sur Internet et articulée autour de l’auto, de l’habitation et de la santé, leur permettra de bénéficier de réductions tarifaires jusqu’à 80 euros s’ils se multi-équipent.

Performances techniques et financières

Cette politique tarifaire généreuse, le groupe mutualiste estime pouvoir la mener grâce à ses bonnes performances économiques et financières. En 2012, une rentabilité technique correcte (100,7% de ratio combiné), la maitrise des frais généraux (29,5% des primes) malgré un lourd budget d’investissement (145 M€), et la bonne tenue des marchés financiers lui ont permis de multiplier par trois son résultat net, à 157 M€, pour 3,04 Md € de chiffre d’affaires (-1,8%, réalisé à 83% en assurance dommages). Un niveau de résultat sensiblement supérieur aux 70 à 80 M€ nécessaires pour financer les investissements et couvrir les exigences de marge de solvabilité (233% sur la base des fonds propres durs, 362% y compris plus-values latentes), qui explique les marges de manœuvre dont dispose aujourd’hui le groupe mutualiste.

Reconquête

Après une année 2012 axée sur la transformation de l’entreprise (réorganisation du réseau, nouveau modèle social), l’heure est donc à la reconquête pour la Maif. La mutuelle le reconnaît : axé sur la compétitivité, le plan stratégique 2008 -2014 prévoyait une simple « consolidation des positions ». Avec 3,424 millions de véhicules et 3,088 millions de lieux d’habitation assurés, la Maif estime cependant ne pas avoir, globalement, perdu de parts de marché ces dernières années.

Géraldine Vial

Testez L'Argus de l'assurance en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Le Magazine

ÉDITION DU 03 avril 2020

ÉDITION DU 03 avril 2020 Je consulte

Emploi

Futur Associé H/F

Postuler

SOLUSEARCH.

Juriste Réassurance H/F

Postuler

+ de 10 000 postes
vous attendent

Accéder aux offres d'emploi

APPELS D'OFFRES

Assurances pour les besoins de la ville et du C.C.A.S.

Ville de Macouria Tonate

02 avril

973 - MACOURIA

Fourniture et livraison de titres restaurant.

EPS de Ville Evrard

02 avril

93 - NEUILLY SUR MARNE

Services d'assurances pour la Ville et le CCAS

Ville de Sevran

02 avril

93 - SEVRAN

Proposé par   Marchés Online

Commentaires

La Maif promet des tarifs auto stables en 2014

Merci de confirmer que vous n’êtes pas un robot

Votre e-mail ne sera pas publié