« Les assureurs au coeur de la solution »

La présentation par la FFSA des résultats 2012 a été pour son président l'occasion de rappeler le rôle crucial des assureurs dans le financement de l'économie, un rôle qu'ils n'ont visiblement pas fini de jouer.

«L'assurance française remplit ses deux missions : protéger et financer. » Le message a été martelé à plusieurs reprises lors de la présentation des résultats 2012 par la FFSA. Or, la situation économique amplifie cette deuxième mission, dont l'importance se mesure à l'aulne des 1 860 Md€ d'actifs détenus par le secteur, dont 1 060 Md€ (57%) dans les entreprises (469 Md€ dans des françaises, avec 283 Md€ en obligations et 186 Md€ en actions). Parallèlement, les assureurs ont investi 208 Md€ en obligations assimilables du Trésor (OAT), ce qui fait d'eux les premiers détenteurs de la dette publique française.

Fort de ce constat, le président de la FFSA, Bernard Spitz, entend partager sa conviction : « La politique macroéconomique gagnante est celle qui fait le pari de la croissance. Aussi l'investissement à long terme est-il la seule solution pour redresser les économies européennes. Or, les assureurs étant au coeur de cette stratégie de financement long terme, ils sont au coeur de la solution. » Une analyse qui vaut aussi pour les PME et entreprises de taille intermédiaire qui ont, en 2012, attiré 4,2 Md€ d'investissements nouveaux. Engouement qui devrait se prolonger en 2013.

la politique gagnante est celle qui fait le pari de la croissance, donc de l’investissement à long terme.

Bernard spitz, président de la FFSA

Une troisième voie bénéfique... au détriment du logement

Cependant, pour le président de la FFSA, il ne faut pas s'arrêter aux incantations, mais s'engager sur le chemin de l'épargne longue à travers, entre autres, le lancement de l'eurocroissance, préconisé par le rapport « Berger-Lefebvre ». Ardent défenseur de ce qu'il qualifie de « troisième support entre le fonds euros et les contrats en unités de compte », Bernard Spitz rappelle que le mécanisme est bénéfique pour l'assuré comme pour l'économie. Selon lui, le fait que le capital soit garanti en fin de détention devrait libérer les assureurs de la crainte de toujours devoir faire face à des rachats. Toutefois, il assortit son enthousiasme d'une remarque : « Il faut éviter l'écueil de la complexité et renoncer aux idées de seuil et de fichier, qui vont dans le sens contraire de l'effort de simplification souhaité. »

Reste à savoir si les assureurs, appelés à la rescousse pour l'économie, pour l'immobilier... pourront tout financer. « Cet argent est celui des assurés auprès desquels l'assureur est tenu par le devoir de conseil, ce qui l'oblige à trouver les conditions d'une rentabilité suffisante », rappelle Bernard Spitz. Une réponse qui semble écarter le logement ne remplit pas ces conditions.

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