Les comparateurs santé à leur tour dans le viseur

Les comparateurs santé à leur tour dans le viseur

Après les sites de comparaison en dommages, le Comité consultatif des services financiers va rendre un avis, fin novembre, sur ceux spécialisés dans les complémentaires santé, a-t-on appris lors d'un colloque sur les comparateurs organisé à Bercy.

 

Preuves de leur place grandissante sur le marché de l’assurance, les pouvoirs publics s’intéressent de près aux comparateurs. Lors d’un atelier sur « les comparateurs de prix sur Internet », organisé le 24 octobre au ministère de l’Economie et des Finances sous l’égide de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), Catherine Le Rudulier, secrétaire générale adjointe du Comité consultatif des services financiers (CCSF), a annoncé que le CCSF allait émettre, fin novembre, un avis sur les comparateurs en assurance santé.

Ce document sera rédigé avec l’appui de la Fédération française de la mutualité française (FNMF), du Centre technique des institutions de prévoyance (Ctip) et du ministère de la Santé.

Pas le premier avis

Ce n’est pas la première fois que le CCSF se penche sur les sites de comparaison de produits d’assurance. A la demande de Bercy, cet organisme indépendant, créé par la loi de Sécurité financière (LSF) de 2003 et dont la mission est d’étudier les relations entre les établissements financiers (dont les assureurs) et leurs clientèles, a publié un premier avis, le 10 mai dernier, sur les comparateurs d’assurances de dommages (essentiellement les contrats auto et habitation).

Le Comité y préconise notamment l’inscription de ces sites au Registre des intermédiaires d’assurance (Orias), la notification des liens économiques (voir capitalistiques) avec les assureurs et le mode de rémunération convenu entre eux, l’affichage de prix « tous frais compris » (incluant les frais de dossier) ou encore la protection des données personnelles des internautes.

Préconisations spécifiques

Outre ces préconisations, l’avis du CCSF sur les comparateurs santé devrait en inclure d’autres. « Les complémentaires santé présentent des spécificités, rappelle Catherine Le Rudulier. Par exemple, il pourrait être conseillé aux comparateurs de mentionner sur leur site que toute résiliation de ce type de contrat entraîne une renonciation à la garantie viagère ou que les conditions tarifaires varient selon l’âge. »

Reste que le CCSF ne peut pas statutairement imposer de règles de fonctionnement aux comparateurs. Six d’entre eux (Assurland, LeLynx, LesFurets, Hyperassur, JeChange.fr et LeComparateurAssurance.com), représentant « 80% du marché » selon Catherine Le Rudulier, se sont engagés de respecter l’avis du 10 mai. Cinq mois après, un seul ne serait pas dans les clous. « Mais cela devrait rapidement changer », promet Catherine Le Rudulier.

Jean-Philippe Dubosc

CCSF Avis Comparateurs Dommages

Testez L'Argus de l'assurance en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Le Magazine

ÉDITION DU 15 novembre 2019

ÉDITION DU 15 novembre 2019 Je consulte

Emploi

KAPIA RGI

Développeur Oracle PL / SQL (F/H)

Postuler

CIBLEXPERTS

Expert RC CHIMISTE H/F

Postuler

+ de 10 000 postes
vous attendent

Accéder aux offres d'emploi

APPELS D'OFFRES

Proposé par   Marchés Online

Commentaires

Les comparateurs santé à leur tour dans le viseur

Merci de confirmer que vous n’êtes pas un robot

Votre e-mail ne sera pas publié