Les grands comptes face aux blocages du marché

Les grands comptes face aux blocages du marché

Les leaders du classement généraliste résistent dans un contexte économique toujours difficile : chaque point de croissance gagné est un combat.

«Nous conservons un taux de croissance satisfaisant (NDLR : 3,6 % entre 2014 et 2015) mais il faut garder à l’esprit qu’avant d’enregistrer la moindre hausse, nous devons combler les baisses des primes souscrites et, donc, de nos commissions », rappelle d’emblée Jean Couturié, directeur général du courtier généraliste Diot. Les grands courtiers défendent leurs portefeuilles tout en peinant à enregistrer de nouveaux clients, peu d’affaires du CAC 40 ayant été remises en jeu lors des derniers renouvellements. L’attention de tous est donc portée sur les ETI (entreprises de taille intermédiaire) qui offrent pourtant de plus faibles rémunérations et qui affrontent un mouvement de concentration. « Nous faisons face à une réduction de la matière assurable avec beaucoup de faillites, de ventes et de fusions, notamment chez les ETI, alerte Hervé Houdard, DG de Siaci Saint Honoré. Même lorsqu’une entreprise française achète un concurrent étranger, il arrive que cela s’accompagne d’un déménagement du siège social avec délocalisation des programmes d’assurance. » Pour augmenter leurs revenus, les grands courtiers sont donc à l’affût d’opportunités externes. Mais si les trois premiers acteurs à afficher un taux de croissance à deux chiffres au classement des courtiers généralistes – Assu2000 (13,8 %), Finaxy (13,9 %) et Axelliance (50 %) – multiplient les acquisitions, les grands acteurs peinent à trouver chaussure à leur pied sur le marché français. « Nous sommes à la recherche d’acquisitions pour assurer notre développement tout en sachant que l’ensemble de la profession et les fonds d’investissement ont beaucoup d’appétit ! », rappelle Hervé Houdard. Même pression chez Aon France, qui doit répondre à des objectifs clairement établis par son groupe. « Nous restons très attentifs aux opportunités et nous ferons preuve de réactivité le moment venu », résume son directeur général Robert Leblanc. Les affaires se font donc à l’international. Ainsi, Diot se concentre sur un essor européen, amorcé avec des acquisitions en Suisse et vise désormais un développement au Luxembourg, en Belgique et en Italie.

Sources : L’Argus de l’assurance et les sociétés citées
1. GIE regroupant les cabinets C2P, Ilyum et Prévactis.
Le positionnement spécialiste continue à être une valeur sûre. Ainsi, plus de la moitié des courtiers classés (18 sur 35) affichent une croissance à deux chiffres. La plus grosse chute est celle du groupe Eyssautier (-12,5%), liée aux difficultés du secteur maritime. Le chiffre d’affaires moyen de ce classement est de 27,77 M€ sachant que trois courtiers forment un peloton de tête à plus de 100 M€ de chiffre d’affaires : SPB, Henner et CBP.
Sources : L’Argus de l’assurance et les sociétés citées. 1. Périmètre France. 2. Smam Assurances est devenue Apivia, la marque commune des filiales de courtage d’Apivia Mutuelle (groupe Macif). 3. CA exprimé en net de commissions.
Si le trio de tête affiche une légère baisse de son taux de croissance entre 2014 et 2015, le classement des courtiers grossistes affiche toujours une tendance active avec une croissance à deux chiffres pour la moitié des acteurs classés. Le 4e, Ciprés, présente une hausse de son chiffre d’affaires de 17,8 %. En revanche Autofirst (groupe Assu2000) chute avec un CA par salarié de 82 353 €.

Focus sur le leader

  • À l’image du leader du classement le spécialiste de l’affinitaire SPB, les courtiers spécialistes affichent de fortes croissances mais celles-ci sont moins marquantes que lors du classement précédent. Ainsi, le leader, qui affichait un bond de 13,3 % en 2014, a enregistré, en 2015, une hausse de 6,9 %. Celle-ci est portée par les activités internationales, la progression relative aux activités réalisées ou souscrites depuis la France n’étant plus que de 1,6 %. Le courtier a vu son résultat opérationnel courant passer de 10,2 M€ à 3,8 M€, sous le poids notamment de la sinistralité en téléphonie.
  • L’année 2015 fut une année de restructuration pour le premier courtier grossiste, April. Si le chiffre d’affaires est orienté à la hausse pour l’ensemble du groupe (798 M€ contre 766,3 M€ en 2014), il est orienté à la baisse (-1,1 %) pour le courtage en France (473,5 M€ contre 478,9 M€). 25 % du chiffre d’affaires est réalisé sur les entreprises, les particuliers restant le coeur de métier du groupe. April souffre de la baisse du CA observée en santé individuelle des salariés et non compensée par les affaires enregistrées en emprunteur, santé collective ou sur la cible des TNS (travailleurs non salariés).

Notre ambition est de consolider nos partenariats existants et de poursuivre notre développement à l’international, notamment dans le e-commerce.

Jean-Marie Guian, PDG de SPB

Nous poursuivons notre dynamique de croissance externe ciblée et mesurée, notamment à l’international.

Bruno Rousset, PDG d’April

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