Nouvelle ère pour Axa France

Nouvelle ère pour Axa France
Le 1er juillet 2016, Jacques de Peretti sera aux commandes d’Axa France.

La nomination de Jacques de Peretti à la tête d’Axa France, une entreprise qu’il connaît bien pour y avoir exercé pendant de nombreuses années, intervient alors que la gouvernance du groupe évolue et qu’un nouveau plan stratégique se dessine.

Effet ricochet. En annonçant, le 21 mars dernier, qu’il tirerait prochainement sa révérence, Henri de Castries, le PDG d’Axa a créé une onde de choc qui se répercute aujourd’hui sur le navire amiral du deuxième assureur européen. Candidat déçu à sa succession, Nicolas Moreau a préféré quitter ses fonctions de PDG d’Axa France. Le 30 juin prochain, il fera ses adieux à un groupe qu’il a servi pendant 25 ans. C’est Jacques de Peretti qui sera alors aux commandes d’une entité qui génère 22,5 % du chiffre d’affaires d’Axa et emploie près de 14 200 salariés.

Le 1er juillet, Jacques de Peretti (55 ans) fera son retour dans une entreprise qu’il connaît bien. Au sein d’Axa France qu’il a rejoint en 1996, lors de la fusion avec l’UAP, il a notamment piloté les activités courtage et risques d’entreprises. Et avant de partir, en mars 2015, diriger Axa Japon, il était directeur général d’Axa Particuliers et Professionnels en France. Sa nomination à la tête d’Axa France et son entrée au comité de direction du groupe font suite à une série d’annonces qui ont créé la surprise et suscité moult questions en interne. Il y a d’abord eu la décision d’Henri de Castries de quitter Axa et le choix du conseil d’administration de confier la direction générale du groupe à Thomas Buberl, un Allemand de 43 ans, entré dans l’entreprise en 2012. Puis ont été officialisés, en mai, les départs de Nicolas Moreau et de Jean-Laurent Granier, qui a exercé longtemps au sein d’Axa France avant de passer à l’international.

Une annonce plutôt bien reçue

Dans ce contexte, le retour de Jacques de Peretti peut s’interpréter comme un gage de continuité ou du moins comme une volonté d’apaiser les esprits. « C’est une annonce rassurante : Jacques de Peretti est parti d’Axa France il n’y a pas si longtemps, c’est quelqu’un de connu au sein de l’entreprise qui a occupé des postes en province, puis des fonctions importantes à Paris », commente Joël Mottier, coordinateur syndical national CFE-CGC du groupe.

Principale entité du groupe, Axa France représente :
  • 22,5 % du chiffre d’affaires
  • 24 % du résultat opérationnel
  • 12 % des effectifs salariés

 

Du côté des agents généraux, la nouvelle est également bien accueillie. « C’est une bonne chose que ce soit un assureur qui prenne la direction d’Axa France », estime Pascal Chapelon, le président du syndicat Réussir, qui a côtoyé Jacques de Peretti par le passé. « C’est quelqu’un qui connaît bien les réseaux de distribution et notamment les agents généraux, qui a des convictions, mais qui sait écouter : c’est un avantage en cette période de transformation », précise-t-il.

Pour autant, rien ne garantit une transition en douceur. « Jacques de Peretti aura une feuille de route à tenir. Est-ce que nous aurons à faire à la même personne ? », s’interroge Joël Mottier. Comme tous les membres du comité de direction, le directeur général d’Axa France aura pour mission de mettre en musique la stratégie que le groupe présentera le 21 juin. Les quelques déclarations faites depuis le 21 mars et les mouvements opérés au sein du comité de direction donnent d’ores et déjà quelques indices de ce que sera l’avenir du groupe. Lors de l’assemblée générale des actionnaires, en avril, Thomas Buberl a listé plusieurs moteurs de croissance : les risques d’entreprises, la santé, mais aussi de nouveaux segments de clientèle, comme « les trois milliards de consommateurs émergents dans le monde », ajoutant, « mais, nous ne pourrons gérer cette croissance que si nous poursuivons et renforçons le plan de transformation interne ». Plan qui permettra au groupe, selon lui, d’être plus proche de ses clients et plus efficace.

La question désormais c’est de savoir quelle sera la cadence imposée par la nouvelle direction

Joël Mottier, coordinateur syndical national CFE-CGC du groupe

Un état-major de transformation

En intégrant dans l’état-major une direction de la clientèle et une direction de la transformation (lire ci-dessus), qui n’existaient pas dans l’organigramme, Axa confirme à quel point ces deux fonctions seront stratégiques. Les chantiers engagés ces dernières années, y compris en France, allaient déjà dans ce sens. Mais demain, il faudra certainement aller plus loin. Et surtout plus vite.

La création, au sein du groupe, d’une direction en charge des marchés émergents (Axa Emerging Markets) montre aussi l’importance que revêt la diversification géographique aux yeux de la nouvelle direction. Sur ce point, Henri de Castries a déjà posé des jalons. Entre 2010 et 2015, le groupe français a investi pas moins de 5 Md€ dans les pays émergents qui représentent désormais 17 % des activités d’assurance.

Mais parallèlement à l’allocation de ressources dans ces pays en fort développement et dans le digital (950 M€ ces deux dernières années), Axa a réduit ses coûts de 1,9 Md€ entre 2010 et 2015 et réduit ses positions sur certains marchés matures. En France, un des 64 pays dans lesquels l’assureur opère, le périmètre des activités est resté stable. Mais c’est l’un des marchés où le groupe peut sans doute encore faire des économies.

À l’avenir, nul doute, il sera encore beaucoup question de réduction des dépenses et de transformation au sein d’Axa France. « La question désormais c’est de savoir quelle sera la cadence imposée par la nouvelle direction », résume Joël Mottier. Réponse le 21 juin.

2010-2016, les années Moreau

En près de six ans, Nicolas Moreau a contribué à transformer en douceur Axa France, tout en conjuguant croissance et rentabilité, dans un environnement difficile. Modernisation de l’offre et des réseaux de vente ; réorientation de l’activité assurance de personnes ; investissement dans le digital et la qualité de services. Autant de chantiers engagés sans crise majeure. Pourtant, à son arrivée, rien n’était acquis. Son expérience dans la finance laissait craindre des décisions drastiques. « Cela n’a pas été le cas, il y a eu des restrictions et des économies bien sûr, mais pas de lame de fond et en cinq ans, nous avons réussi à instaurer un dialogue social équilibré », indique Joël Mottier, coordinateur syndical national CFE-CGC du groupe Axa. De plus, lorsqu’il a pris ses fonctions après avoir dirigé les activités d’Axa au Royaume-Uni, un marché très différent de la France en termes de distribution, les relations entre la compagnie et ses agents étaient très tendues. La crise s’est vite résorbée pour laisser place à la concertation et à des travaux constructifs. « C’est un homme de valeurs, dit de lui Pascal Chapelon, président du syndicat des agents Axa, quelqu’un qui a oeuvré pour l’évolution du réseau et du métier dans le respect des agents. »

 

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