Résultats 2010 : la fragile mutation de la Mutuelle générale

Résultats 2010 : la fragile mutation de la Mutuelle générale
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La Mutuelle générale affiche de bons résultats financiers pour 2010. Mais son développement sur le grand public ne compense pas encore le déclin de son portefeuille historique de fonctionnaires de l’ex-administration des postes et des télécommunications.

La Mutuelle générale affiche pour 2010 un résultat net de 24,5 M€, des fonds propres de 576 M€ en hausse de 6,9% et un taux de couverture de marge de solvabilité de 318%, contre 299% l’année d’avant. Ces indicateurs font dire au président de la mutuelle, Patrick Sagon, que « ce modèle performant de l’économie sociale n’est pas traumatisé par l’application de Solvabilité 2 » et qu’ils servent l’ambition stratégique de l’ex-MGPTT : « devenir d’ici 2012 une mutuelle interprofessionnelle de premier plan ».
Pour autant, la Mutuelle générale termine l’année 2010 avec un chiffre d’affaire de 1,02 Md€ qui ne progresse que de 1%. Ses dirigeants reconnaissent ne pas avoir décroché de contrats importants sur le marché de l’entreprise, par souci des équilibres techniques « Nous ne faisons pas de dumping. Certains acteurs achètent du portefeuille », déplore Patrick Sagon. Mais c’est surtout sur l’individuel que la mutuelle est à la peine. Le développement de l’offre monchoix.santé – 37 600 nouveaux contrats en 2010 - ne comble pas la décroissance du portefeuille « historique » - quelque 570 000 adhérents, fonctionnaires actifs et retraités de France Telecom et de La Poste - qui représente encore plus de 50% du chiffre d’affaire de la Mutuelle générale.

Une gamme santé co-assurée avec la Banque Postale


Ce groupe fermé devrait perdre en 2012 quelque 130 000 actifs puisque La Poste a obtenu l’autorisation de couvrir ses fonctionnaires par un contrat collectif. Mais la Mutuelle générale peut escompter les conserver puisqu’elle reste seule en lice avec Prévadies au terme de la procédure d’appel d’offre. La Poste devrait annoncer dans la première quinzaine de juillet l’assureur désigné pour gérer le contrat au 1er janvier 2012. L’enjeu n’est pas mince puisque le contrat collectif santé représente un chiffre d’affaire de 100 M€.
Cela dit, la Mutuelle générale met également en avant la co-entreprise, constituée avec la Banque Postale. Celle-ci commercialisera à la fin 2011 une gamme santé grand public, trois garanties non modulaires avec une distribution multi-canal dont les guichets de la Poste. Et Patrick Sagon se dit convaincu que cela va marcher, au regard des performances des bancassureurs sur la santé ces dernières années.
Le président de la Mutuelle générale est plus mesuré sur ses relations avec les institutions de prévoyance. « Nous pensons conclure a minima un accord commercial avec Mornay dans un avenir proche. Mais nous espérons le faire également avec D&O », déclare Patrick Sagon, visiblement pressé que la fusion des deux groupes de protection sociale se concrétise. La Mutuelle générale pourrait alors envisager la phase 2 du partenariat dont elle était convenue avec Mornay, à savoir un rapprochement beaucoup plus structurant.

François Limoge

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