À AMSTERDAM, LES RISQUES INDUSTRIELS N'ONT PLUS LA COTEFermeture La Bourse batave des risques industriels doit s'arrêter, délaissée par les entreprises, qui préfèrent s'autoassurer en créant des captives.

À AMSTERDAM, LES RISQUES INDUSTRIELS N'ONT PLUS LA COTE

Fermeture La Bourse batave des risques industriels doit s'arrêter, délaissée par les entreprises, qui préfèrent s'autoassurer en créant des captives.



Après plusieurs siècles d'existence, la Bourse aux risques industriels d'Amsterdam ferme ses portes. Réduite à peau de chagrin, l'activité du secteur ne permet plus de couvrir les dépenses de fonctionnement de cette institution où les courtiers et les assureurs ont longtemps traité leurs affaires.

Primes trop élevées et détérioriation des conditions

Les habitudes ont changé, et la Bourse ne compte aujourd'hui que quelques dizaines de membres, alors que les grandes compagnies comme Allianz, Delta Lloyd, Fortis et Generali ont décidé de quitter les lieux. Officiellement, la direction de la Bourse explique que le traitement des affaires à la corbeille a été supplanté par les nouvelles technologies. Mais la véritable raison de cette fermeture est que le nombre de traités apportés par les courtiers à la Bourse s'est considérablement asséché au cours de ces deux dernières années à cause des captives créées par les industriels néerlandais. Refroidis par les hausses de primes de ces dernières années et la détérioration des conditions d'assurance, les industriels hésitent en effet de moins en moins à recourir à l'autoassurance pour se couvrir. " La moitié des sociétés dispose d'au moins une captive ", confirme Éric Bloem, président de l'association néerlandaise des risk managers. À l'instar d'autres marchés européens, les risques industriels sont un secteur sinistré aux Pays-Bas, où les assureurs s'apprêtent à augmenter de 20 % à 25 % les primes des polices incendie et à augmenter de deux et quatre fois le prix des couvertures de responsabilité civile. Dans ces conditions, selon une enquête menée par la compagnie Aon, " quatre entreprises néerlandaises sur dix cherchent une solution alternative à l'assurance traditionnelle ".

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