AIG se recentre sur le dommages

Les dés sont jetés. Pour rembourser le prêt accordé par la Banque fédérale américaine, l'assureur a décidé de céder tous ses actifs hors assurances dommages. En France, les regards se portent donc vers AIG vie.

Il l'avait annoncé, il l'a fait... Edward Liddy, patron récemment nommé à la tête du groupe américain AIG, n'y est pas allé par quatre chemins : l'assureur ne fera plus que du dommages, ce qui représente un volume d'affaires de 40 Md$ (29,4 MdE) sur un total de 110 Md$. Il faut dire que le montant du prêt (85 Md$, dont 61 Md$ déjà consommés au 30 septembre) et des intérêts ne pouvait que précipiter la décision.

Les activités vie en Asie sont appétissantes

Avant même cette annonce, tombée le vendredi 3 octobre lors d'une conférence téléphonique, de nombreux candidats s'étaient déclarés intéressés par les activités vie d'AIG, notamment en Asie (lire également « l'Argus » du 26 septembre, p. 8), parmi lesquels Aegon, Allianz, Tokio Marine et Generali. Sur les rangs, le Français Axa envisage de faire des offres sur les actifs de l'Américain aux États-Unis et en Asie. En Europe, l'activité d'AIG suscite également des convoitises. Plusieurs noms circulent, sans que les intéressés, les yeux rivés sur leur calculette, ne confirment pour l'instant.

En France, on rassure les salariés d'AIG vie

En France, les regards se portent évidemment sur la structure dirigée par Joël Farré, directeur général d'AIG vie en France (1 million de clients pour 260 ME de chiffre d'affaires en 2007, 19 ME de résultat net et une marge de solvabilité couverte quatre fois). Des contacts officieux auraient d'ailleurs eu lieu avec des candidats au rachat dans l'Hexagone, « mais c'est à eux de monter un dossier convaincant et de le défendre à New York », résume l'assureur.

Les 300 collaborateurs ont été réunis dès le lundi 6 octobre par la direction, soucieuse de préserver le moral des troupes. « L'éventualité d'une cession avait déjà été évoquée. À la suite de la confirmation par le groupe vendredi dernier, il était nécessaire de dire aux salariés que nous comprenions leur inquiétude, mais que cela pouvait aussi être une opportunité », explique Joël Farré.

Après dix-sept ans au service du groupe et avoir connu bon nombre de changements de marque, celui-ci relativise le renouvellement de pavillon. Il espère maintenant être fixé sur le sort de sa structure le plus rapidement possible, et voir le futur actionnaire lui donner les moyens de son développement.

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