Allianz France se projette dans l’ère de la voiture autonome

Allianz France se projette dans l’ère de la voiture autonome
Allianz François Nédey, directeur technique assurances de biens et de responsabilités d'Allianz France

L’histoire des véhicules autonomes ne fait que commencer. Mais Allianz France entend s’inscrire au plus vite dans cette nouvelle ère en anticipant les évolutions à venir sur le plan de l’assurance. Son offre destinée aux voitures semi-autonomes constitue pour l’assureur un premier poste d’observation.

Ne pas subir mais anticiper les évolutions technologiques qui transformeront l’industrie automobile et par ricochet le secteur de l’assurance : c’est l’ambition d’Allianz France.

En juillet 2016, la société d’assurance annonçait une offre destinée aux voitures semi-autonomes. En pratique, les automobilistes disposant d’un véhicule équipé d’au moins une technologie d’assistance à la conduite - freinage d’urgence autonome, système de stationnement automatique intégrant la gestion de la direction, de l’accélération ou du freinage ou régulateur de vitesse avec fonction automatisée de freinage – se voient appliquer jusqu’à 25% de réduction sur leur prime d’assurance.

Voitures semi autonomes : impact positif sur la sinistralité

Depuis le lancement de cette offre, 2500 contrats ont été souscrits, soit 5 à 8% du parc de 30 000 à 50 000  véhicules semi-autonomes roulant dans les villes de France, selon François Nédey, directeur technique assurances de biens et de responsabilités d’Allianz France.

Avec cette offre, l’assureur entend apporter une réponse à des automobilistes qui investissent dans des véhicules dotés de systèmes qui ont un impact positif sur la fréquence des accidents et sur leur gravité. Une étude menée par le centre de recherche européen du groupe Allianz en Allemagne montre que le freinage automatique en centre-ville contribue à une réduction de la fréquence des réparations de 50 à 80%. Globalement, ces technologies d’assistance à la conduite se traduisent par une baisse de 20% de la fréquence des sinistres et une diminution de 35% du coût moyen des sinistres graves.

Proposer une offre spécifique aux conducteurs de véhicules semi-autonomes permet aussi à l’assureur d’être aux premières loges des évolutions de l’industrie automobile. « C’est pour nous un moyen d’accumuler un savoir, de suivre la diffusion des technologies et d’être capables demain de répondre à toutes les évolutions possibles », explique François Nédey.

Voitures autonomes : évolution indispensable du cadre réglementaire

Selon les estimations du cabinet Oliver Wyman, d’ici à 2035, près de 30% des voitures produites dans le monde seront partiellement ou totalement autonomes. Pour que les véhicules entièrement automatisés prennent leur place dans la circulation, il faudra que les technologies s’améliorent, que les infrastructures routières soient adaptées et surtout, - insiste François Nédey – que le cadre réglementaire évolue. Car « en cas d’accident, de nouvelles questions vont se poser en termes de responsabilité civile », précise-t-il.

Dans son travail de veille, l’assureur analyse plusieurs évolutions possibles du système d’assurance, parmi lesquelles l’instauration d’une assurance associée directement au véhicule autonome par le biais du constructeur et imposée à la personne qui l’utilise, une hypothèse à laquelle ne croit pas l'assureur parce que trop éloignée du cadre actuel et que cela supposerait, entre autres, une évolution de la réglementation sur la protection des consommateurs (ventes liées par exemple).

Autre hypothèse : le propriétaire reste libre du choix de son assureur, qui en cas d’accident prendrait en charge l’indemnisation, à l'instar du système en vigueur. Mais ce modèle, induirait tout de même des changements profonds afin de pouvoir apporter des réponses rapidement en termes de responsabilité, selon François Nédey : efficacité des modalités de recours y compris contre les équipementiers, possibilité d'accéder aux données des véhicules, sans compter les éventuelles répercussions sur les primes d'assurance.

Dans tous les cas, les voitures autonomes vont changer le quotidien des assureurs, y compris de ceux qui couvrent les constructeurs et leurs sous-traitants dont la responsabilité civile est rarement mise en cause jeu aujourd’hui.

Allianz Conduite Connectée séduit 16 000 automobilistes
Lancée en octobre 2015, la formule d’assurance « Pay how you drive » d’Allianz France a été souscrite par 16 000 automobilistes (sur 2,3 millions de clients assurés par la compagnie en automobile). Pour rappel, elle permet grâce à un capteur installé dans le véhicule et à un smartphone pour la restitution des données, d’évaluer la conduite de l’assuré. S’il se révèle prudent au volant, il pourra bénéficier, à échéance de son contrat, d’une réduction sur sa prime pouvant aller jusqu’à 30%. Pour permettre aux automobilistes qu’il n’assure pas de se faire une idée de leur conduite, l’assureur vient de lancer une version d’essai accessible gratuitement.
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