Antoine Denoix (Axa) : «On a fait un péché collectif de naïveté sur le big data»

Antoine Denoix (Axa) : «On a fait un péché collectif de naïveté sur le big data»
Antoine Denoix (Axa) à gauche, entouré d'Olivier Bernard (IBM) et Gontran Peubez (Deloitte)

A l’occasion du relancement du Business Club de l’assurance qui a réuni une centaine de personnalités du secteur le 29 mars 2018 à Paris, Antoine Denoix, CDO d’Axa France, a partagé sa vision de l’enjeu et du leurre du big data.

Dans l’antre feutré d’un chic hôtel parisien, une centaine de membres du Business Club de l’assurance avaient répondu présents, le 29 mars dernier, pour « réseauter » autour des fondateurs de cette association : Arnaud Hozatte, directeur des marchés assurance, auto & banque, développement des risques spéciaux de Mapfre France et surtout vice-président de la FG2A (Fédération des garanties et assurances affinitaires) et Stéphane Savalle, directeur des opérations chez Advise.

Créé en 2009, AssurN Co Business Club avait à l'origine vocation à assurer le développement des assurances affinitaires et vient de a légèrement changer de nom afin de s'ouvrir à l’ensemble du marché. La structure compte 700 adhérents (assureurs, courtiers, gestionnaires, sociétés de services, assisteurs, enseignes de distribution...).

Un relancement sous le signe de la transformation technologique

Pour ce relancement du Club, Antoine Denoix, chief marketing, digital, data & customer officer d’Axa France, auteur de l’ouvrage « big data, smart data, stupid data », assurait le show, entouré d’Olivier Bernard, spécialiste de l’intelligence artificielle au sein de l’équipe IBM Watson et de Gontran Peubez, data strategist du cabinet Deloitte. D’entrée de jeu, le CDO de la compagnie réveille la salle : « La data, c’est le plus grand casse du siècle (…) j’ai écrit cet ouvrage car l’ensemble des assureurs s’est récemment réveillé avec la gueule de bois (…) le rendez-vous business de la data n’y est pas par rapport aux investissements consentis (…) il y a eu un péché de naïveté collectif sur la data car on a voulu la plaquer sur des process existants ». Selon lui, il faut donc faire autrement, en adoptant une vision « grand angle » c’est-à-dire en changeant de posture « le but de toutes ces données c’est de protéger les gens ». La posture d'Axa, depuis peu. Seul, tous les protagonistes en conviennent, un algorithme ne sert à rien.

Pas de ROI pour Axa France lié à ses investissements dans le big data

Antoine Denoix l’assure : Axa France n’a pas obtenu, en 2018, de retour sur ses lourds investissements en big data. En parallèle, l’intelligence artificielle – qui se nourrit des données – sort de sa phase pilote pour attaquer les mises en production. « L’assurance cherche actuellement son réglage, intervient Gontran Peubez. Elle a aujourd’hui le choix entre rouler à bicyclette sur une quatre fois deux voies ou en Ferrari sur un chemin boueux ». La clé ? Commencer par trouver les cas d’usage de chaque technologie ou modalité de gestion des données. Et de citer l’assureur chinois en ligne ZhongAn qui propose déjà des micro-couvertures paramétriques. « Il y aura bientôt autant de produits que de situations de la vie quotidienne », poursuit cet expert.

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