E-call : l’assistance bien placée pour réceptionner les appels d'urgence

E-call : l’assistance bien placée pour réceptionner les appels d'urgence
Nicolas Gusdorf, président du SNSA. DR

Alors que l’entrée en vigueur de l’e-call, le système d’appel d’urgence automatique, est prévue au 31 mars 2018, les sociétés d’assistance négocient avec les pouvoirs publics français afin d’obtenir un agrément leur permettant de réceptionner les appels d’urgence.

L’e-call, bientôt une réalité. Initialement prévu en 2015, reporté une première fois en 2017, ce service qui permet de déclencher un appel d'urgence (par l'automobiliste ou bien automatiquement en cas de choc violent) entrera finalement en vigueur le 31 mars 2018. Le Conseil européen et le Parlement européen se sont finalement accordés sur l’intégration de ce système. A cette date, tous les véhicules particuliers et les utilitaires de l’Union européenne devront être équipés de ce dispositif avant d’être commercialisés.

La France, partisane d'une délégation de service public

Reste à savoir à qui reviendra le soin de filtrer les quelques centaines de milliers d’appels effectués chaque année en France. Car bien avant l’échéance du 31 mars 2018, dès 2016, chaque Etat membre aura à mettre en place des plate-formes capables de réceptionner tous ces appels. A défaut, les gouvernements auront la possibilité de déléguer cette mission de service public à des sociétés privées, au premier rang desquelles, les sociétés d’assistance.

Vers un agrément accordé aux assisteurs

Un schéma que les assisteurs voudraient, en effet, voir appliqué en France. D’autant qu’ils assument déjà cette fonction pour le compte de constructeurs automobile. C’est le cas notamment de Mondial Assistance (Allianz) auprès de BMW et Volvo. En France, Inter Mutuelles Assistance (IMA) est l'opérateur historique e-call pour Peugeot et Citroën (depuis 2003) et plus récemment pour, Mercedes et BMW. «Nous souhaitons continuer à jouer pleinement notre rôle de filtrage des appels que nous pratiquons depuis plus de dix ans pour certains constructeurs automobile», souligne Nicolas Gusdorf, président du Syndicat national des sociétés d’assistance (SNSA), joint par l’Argus de l’assurance.

Les discussions vont s'engager entre les fédérations (FFSA et Gema) et le ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie. Si le ministère n’a, pour l’heure, pas encore tranché, les sociétés d’assistance semblent, à première vue, bien placées pour obtenir l’agrément de délégation de service public. «La mise en œuvre de l’e-call est une source de dépenses supplémentaires pour l’Etat et les régions. Plusieurs centaines d’emplois de fonctionnaires seraient nécessaires pour capter les millions d’appels potentiels du 112», précise Nicolas Gusdorf. Et d’ajouter : «En tant qu’assisteurs, nous avons des plate-formes déjà équipées pour les recevoir en termes d’infrastructures et de réseaux.»

En outre, les assisteurs ont reçu des soutiens de poids. Exception faite de quelques départements, les services départementaux et de secours (SDIS), gérant les sapeurs-pompiers, ont exprimé leur réticence sur un traitement par leurs services des appels déclenchés par l'e-call. Et ce, alors que 90% d'entre eux ne concernent pas directement une situation à proprement parler d'urgence réelle.

Une exception française

Si, en France, les assisteurs disposent de peu de concurrence dans la course aux agréments (hormis l’équipementier Bosch qui a des appétits au niveau européen), ils se heurtent, a contrario, à celle des automobiles clubs dans les autres pays tels que l’Allemagne, le Danemark, l’Italie ou l’Espagne. «Dans ces pays, les schémas d’intervention privilégient souvent les automobiles clubs, très puissants. Ce sont des clubs qui vendent des services d’assistance à leurs membres», pointe Nicolas Gusdorf.

Protection des données personnelles

Derrière l’enjeu de l’e-call se cache celui la bataille de la donnée entre les constructeurs automobile d’un côté et les assisteurs et assureurs de l’autre. Et pour cause : les sociétés d’assistance redoutent qu’en l’absence de filtrage des appels par leurs propres plate-formes, les données personnelles des assurés ne soient exploitées à des fins commerciales par les constructeurs.

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