Conflit Generali : les parties sont prêtes à discuter

Conflit Generali : les parties sont prêtes à discuter
Le siège de Generali France, à Paris. L'assureur accepte la voie de la médiation. © H. THOUROUDE/GENERALI
Alors que les anciens salariés grévistes de la faim n'ont toujours pas stoppé leur action, leur avocat et ceux de Generali ont prévu de se rencontrer.

Le dialogue pourrait enfin être renoué entre Generali et ses anciens salariés licenciés. Alors que maître Delcourt-Poudenx, l'avocat d'un collectif de 87 anciens collaborateurs en contentieux avec l'assureur italien, affirmait, le 11 avril, « n'avoir aucun contact avec la partie adverse », la situation semble sur le point d'évoluer. Dans un courrier envoyé le 15 avril à la cour d'appel de Paris, les avocats de la compagnie d'assurances ont en effet indiqué que, « déterminée à privilégier la voie de la médiation, Generali nous a invités à nous rapprocher de notre confrère Delcourt-Poudenx, afin que puissent être définies, de concert, les modalités pratiques de la conduite de la médiation ». Favorable à cette rencontre, le défenseur du collectif souhaitait, lundi dernier, qu'elle se tienne « le plus rapidement possible, car, désormais, chaque jour et chaque heure comptent ». Cinq anciens Generali ont passé, cette semaine, la barre des 50 jours de grève de la faim, et pour l'un d'eux, « particulièrement affaibli » (il a entamé son jeûne le 10 février), « une décision d'hospitalisation du préfet d'Ille-et-Vilaine » pourrait même être ordonnée, selon un communiqué des grévistes.

Le soutien de 70 élus

Cette situation ne laisse pas insensible la classe politique, puisque « la liste de soutien des élus de tout bord atteint désormais 70 noms » a précisé maître Denis Delcourt-Poudenx. Il cite, notamment, le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, ou encore la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes, Ségolène Royal. Pour rappel, les anciens salariés de Generali protestent contre leur licenciement intervenu en 2007, qu'ils estiment « sans cause réelle et sérieuse ». Ils veulent engager des négociations avec leur ancien employeur, sans attendre la décision des prud'hommes, prévue en octobre 2012.

Plus de deux mois de grève de la faim

  • 10 février : Éric Pilot commence une grève de la faim pour réclamer des compensations financières aux licenciements de 2007. 
  • 17 mars : Generali mandate un spécialiste de l'accompagnement afin d'étudier la situation des 222 personnes licenciées quatre ans plus tôt. 
  • 6 avril : l'assureur italien se dit « favorable à la désignation d'un médiateur, dès lors que chaque partie s'abstiendrait de toute forme de pression ».
  • 7 avril : le ministère du Travail déclare « qu'il ne verrait que des avantages à ce que s'engage, dans les plus brefs délais, une médiation judiciaire ».
  • 18 avril : un quinzième ex-Generali entame un jeûne.

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