"Diot vise le leadership des professions réglementées"

Dans la droite ligne de son plan stratégique, Diot acquiert LSN, courtier très convoité pour son partenariat exclusif avec les notaires français. Retour, avec les dirigeants du groupe, sur ce rapprochement d'ampleur.

Le groupe Diot réalise, avec l'acquisition de LSN, la principale opération de croissance externe du secteur. Qu'en est-il de ce rapprochement ?

Christian Burrus : Avant toute chose, je souhaite souligner le travail, remarquable et inégalé, mené par Claude Mineraud, fondateur de La Sécurité Nouvelle (LSN). L'homme incarne une des plus belles réussites du marché français, notamment au travers des liens étroits qu'il a su tisser avec le notariat depuis près de cinquante ans. Le Conseil Supérieur du Notariat (CSN), qui faisait partie du tour de table de LSN, continue d'en être actionnaire.

Quelle va être l'organisation du nouveau groupe ?

C. B. : LSN rejoint le groupe Diot mais restera autonome pour tout ce qui concerne le notariat. C'est Bernard Debienne, membre du directoire de Diot, qui en a été nommé directeur général. Nous parlons ainsi de rapprochement mais pas d'intégration à marche forcée. Claude Mineraud continue de nous accompagner, nous préservons l'indépendance et le nom de LSN.

N'y a-t-il pas des synergies à mettre en oeuvre ?

C. B. : Il y aura bien sûr des synergies. Mais l'activité principale de LSN, avec les notaires français, reste indépendante et filialisée. Les équipes en place restent dédiées à cette spécialité.

Jean Couturié : La complémentarité entre LSN et Diot est réelle. En régions, des synergies naturelles et faciles peuvent être mises en place. En outre, les activités réassurance ou corps de navire de LSN, qui n'étaient pas pratiquées directement par Diot jusque-là, vont compléter la palette d'offres à nos clients dans ces deux domaines importants.

Quel est le prix de cette opération ?

C. B. : Sans parler du prix, je peux vous dire que Diot a fait la différence, non pas en formulant la meilleure offre financière mais plutôt sur la qualité et les ambitions du projet de rapprochement. Si Claude Mineraud, les équipes dirigeantes de LSN et le notariat ont choisi Diot parmi les offres très proches de plusieurs repreneurs potentiels, c'est parce qu'ils ont compris que ce projet de rapprochement était porteur d'avenir pour LSN.

J. C. : En outre, j'ai pu témoigner auprès des dirigeants de LSN de ce que Diot vit depuis trois ans au côté de Christian Burrus, devenu son principal actionnaire. Ce qui avait été mis en avant à l'époque, à savoir le maintien de la culture de l'entreprise et des équipes en place, est bien la réalité du groupe Diot aujourd'hui.

Comment vous êtes-vous assuré de la pérennité du partenariat avec les notaires ?

C. B. : Le notariat représente plus de la moitié de l'activité de LSN. Il est donc naturel pour tout repreneur de s'interroger sur la durée dans le temps d'un tel contrat. Actionnaire de longue date des différentes structures dédiées à cette activité, le notariat a choisi de pérenniser sur le long terme ce partenariat en restant au capital à hauteur de 10 % tout en participant au conseil d'administration. Les mêmes équipes de part et d'autre continueront de travailler ensemble. C'est un point primordial parce qu'il y a un vrai savoir-faire, des compétences et une qualité de services reconnue.

Au-delà du notariat, quelles sont vos ambitions sur les spécialités ?

J. C. : Diot ambitionne de devenir le leader en France des professions réglementées. Cette spécialité acquise à travers LSN doit nous permettre d'étoffer et de renforcer cette expertise pour la dupliquer vers d'autres professions réglementées avec lesquelles on travaille déjà occasionnellement.

L'ampleur de l'opération va-t-elle marquer un temps d'arrêt dans vos velléités de croissance externe ?

C. B. : Non, même si cette acquisition est importante. Diot reste à l'affût de rapprochements possibles. Pour preuve, nous avons procédé en parallèle à d'autres acquisitions.

J. C. : Récemment, Diot a opéré l'acquisition de trois cabinets spécialisés en assurance crédit et a pris des positions importantes dans le monde des garanties obsèques, avec Fap Obsèques. Enfin, nous avons acquis des portefeuilles à Lyon, Marseille ou encore Nancy.

Où en êtes-vous de votre plan stratégique ?

J. C. : Je vous rappelle que Diot 2012 avait trois objectifs principaux. D'abord l'évolution de l'actionnariat de Diot. C'est chose faite depuis trois ans avec l'arrivée du groupe familial de Christian Burrus comme principal actionnaire. Le deuxième objectif était de poursuivre le rééquilibrage des activités de Diot. Enfin dernier objectif prioritaire : doubler le chiffre d'affaires en cinq ans. Sur ce point, nous sommes en avance sur le calendrier du fait du rapprochement avec LSN. Il nous reste à travailler la répartition des activités et à renforcer encore les assurances de personnes. Déjà bien entamé avec les acquisitions d'Adinas ou de Fap Obsèques, ce renforcement va s'accélérer. C'est ainsi qu'Anne André, bien connue de la profession, nous a rejoints récemment, avec pour mission de développer de manière significative ce pôle d'activité.

Quels seront vos résultats en 2010 ?

J. C. : Le groupe va réaliser un chiffre d'affaires supérieur à 110 M€ en 2010. Diot passe la crise dans des conditions satisfaisantes. Compte tenu de l'effet retard propre à notre industrie, cette année est encore une période délicate pour le courtage. Globalement, Diot traverse mieux la crise que la plupart de ses principaux concurrents, qui supportent d'importants frais de structure. L'opération de rapprochement avec LSN illustre la santé financière du groupe dans ce contexte difficile.

Votre réseau international, Eos Risq, déplore des départs importants, comment réagissez-vous ?

J. C. : Eos Risq, quatrième réseau de courtage mondial, a une longue histoire et constitue une alliance forte et pérenne qui ne repose pas sur un ou deux partenaires. Nous n'avons aucune inquiétude sur les évolutions actuelles. Diot, tout en continuant de travailler avec GrECco et Ecclesia pour le portefeuille existant, nouera rapidement de nouveaux partenariats dans les deux pays concernés.

L'opération de rapprochement avec LSN illustre notre santé financière

Jean couturié,Président du directoire

L'activité principale de LSN, avec les notaires, reste indépendante et filialisée

Christian Burrus,Principal actionnaire du groupe Diot

Emploi

SIACI

Gestionnaire Sinistres Construction H/F

Postuler

KAPIA RGI

Chef de Projet Assurance-Vie H/F

Postuler

+ de 10 000 postes
vous attendent

Accéder aux offres d'emploi

APPELS D'OFFRES

Proposé par   Marchés Online

Commentaires

"Diot vise le leadership des professions réglementées"

Merci de confirmer que vous n’êtes pas un robot

Votre e-mail ne sera pas publié