L'achat de réassurance très différencié selon les programmes

Au marché de la réassurance, l'achat d'excédent de sinistres en tempêtes est devenu coûteux. Les cédantes peuvent cependant se rattraper en auto où les prix sont en baisse.

Cette année, Aon Benfield complète son étude sur les renouvellements des programmes de réassurance auto et tempête en France par des données sur les protections incendie. Le courtier étoffe ainsi cette publication très attendue du marché parce que riche d'enseignements sur le comportement des cédantes françaises dans leur achat de réassurance.

Trois réassureurs ont la moitié du marché DAB

Cette étude (l'analyse porte uniquement sur les tranches XS par risque) des protections incendie porte sur 25 cédantes pour une capacité achetée de 1,4 Md€ et sur un volume des primes émises en dommages aux biens de 6,05 Md€. La tranche DAB (dommages aux biens) est passée au cours de ces dix dernières années d'un volume de 9 à 14 Md€, avec une croissance notable entre 2001 et 2004. Depuis l'année dernière, les cédantes recherchent d'ailleurs davantage de capacités dans cette branche. Ainsi, le plafond augmente de 5 %, tandis que le volume des franchises s'infléchit de 4,7 %. Ces deux éléments sont significatifs de la reprise mais aussi révélateurs de la structure de ce marché, 47 % des capacités étant apportées par trois acteurs - les dix premiers réassureurs en totalisent 80 %.

Le marché des protections incendie reste moins concentré que celui des programmes tempête. Dans ce domaine, 41 cédantes, soit 95 % du marché, ont été passées au crible par Aon Benfield. Cette année, marquée par le souvenir de Klaus, les apéritions françaises et européennes augmentent. Elles constituent près de 80 % des porteurs de risques. Ces programmes signent, cependant, une stabilisation structurelle. Alors qu'en 1994, la part de rétentions équivalait à 15,4 % des plafonds, elle n'atteint plus aujourd'hui que 10,5 %. Un niveau qui, pour la première fois, stagne alors qu'il n'a cessé de grimper de 14,2 % en moyenne par an, au cours de la dernière décennie. Le tout sur un marché dynamique sur lequel les budgets de réassurance croissent de 8,4 %. Si les petites et moyennes cédantes (volume de primes DAB respectivement inférieur à 55 et à 275 M€) y consacrent toujours plus que les grandes entreprises, elles allouent toutefois un peu moins qu'en 2009 à leurs achats de protection de réassurance en excédent de sinistres. Les grandes entreprises, en revanche, y consacrent 4,38 % de leurs primes DAB contre 4,10 % l'année précédente. Il est vrai que, selon l'indice Aon Benfield, jamais les prix n'avaient autant augmenté depuis 2002. Le programme tempête enregistre une hausse de 9,45 % du ROL (rate on line, soit le coût d'achat de la couverture) et de 8,3 % du prix pur.

Courbe de prix atone en automobile

Les programmes auto ne peuvent se targuer d'une telle croissance. Hormis la sinistralité qui augmente de 4 % d'année en année, les autres indicateurs sont, en effet, à la baisse. Le budget s'infléchit de 9 % à 236,9 M€ - moins 11,9 % pour les grandes entreprises, plus de 200 millions de primes -, et ce, sur une courbe de prix pratiquement atone, 1,7 % d'augmentation contre 8,9 % il y a encore un an.

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