[DOSSIER] Dossier spécial Maroc à l'occasion des Rendez-vous de [...] 5/22

Au Maroc, les assureurs se mettent en ordre de bataille

Au Maroc, les assureurs se mettent en ordre de bataille

Établi en 2011, le contrat-programme de l'assurance devait permettre de doublerla taille du marché d'ici à 2015. Cet objectif ne sera sans doute pas atteint. Mais les professionnels ne désarment pas pour répondre aux besoins d'une société en pleine évolution.

À quelques mois de l'échéance, le constat est sans appel. « Depuis 2011, trois gouvernements successifs sont passés, remettant à plus tard l'adoption de garanties d'assurance qui devaient être rendues obligatoires », confie sous couvert d'anonymat un assureur de la place marocaine. Établi en 2011 pour quatre ans, le contrat-programme du secteur, dont l'objectif devait conduire à un doublement de son chiffre d'affaires en 2015, ne tiendra pas ses promesses. « Tous les leviers prévus dans le contrat-programme n'ont pas été activés », regrette Bachir Baddou, directeur général de la Fédération marocaine des sociétés d'assurances et de réassurance (FMSAR).

Un bilan honorable

L'élargissement de la couverture, l'amélioration de la gouvernance et de la solvabilité, le développement de l'offre, l'extension des canaux de distribution, la formation mais aussi le déploiement à l'international sont les principaux outils qui doivent participer à la mise en oeuvre du contrat-programme. En 2010, le montant des primes émises s'élevait à 1,9 Md€. Avec le contrat-programme, 17,7 Md€ doivent être placés sur le marché financier en 2015, contre 9,1 Md€ en 2010.

Pour autant, la profession n'a pas à rougir de son bilan. Et les chiffres sont là pour le rappeler. « Depuis dix ans, le secteur de l'assurance croît deux fois plus vite que le PIB », s'enthousiasme Jean-Charles Freimuller, directeur général de Wafa Assurance. Rien qu'entre 2010 et 2012 les primes émises ont progressé de 19%. Au cours de cette même période, cette croissance s'est élevée à 33% pour les assurances vie et capitalisation. Sous l'effet d'un assèchement des liquidités, le premier semestre 2013 marque cependant le pas avec un recul de 2,2% pour les assurances vie et capitalisation. Le secteur, tiré par les assurances non-vie (+ 5,3%), reste malgré tout sur une tendance positive (+ 3,3% à la fin du premier semestre 2013, selon les données de la FMSAR).

Les assureurs tissent leur toile. Depuis ces cinq dernières années, le nombre de points de vente a doublé. De quoi assurer une meilleure couverture du territoire national. Dans le même temps, « les services associés aux contrats d'assurance ont été renforcés », insiste Bachir Baddou.

Fort potentiel dans l'assurance auto

À cet égard, l'assurance auto est riche d'exemples. La branche, qui contribue à 33% du chiffre d'affaires du secteur, mobilise la créativité des équipes marketing. Désormais, un sinistre auto mineur peut être réglé en moins de deux heures grâce au développement de centres d'expertise et d'indemnisation express. La compagnie Wafa Assurance a été la première, en 2009, à proposer ce service sur un parking d'hypermarché de Casablanca. « Le potentiel de l'assurance auto reste très important », renchérit Jean-Charles Freimuller. Et de comparer volontiers le nombre de voitures pour 1 000 habitants. Il s'élève à 60 au Maroc, soit trois fois moins qu'en Turquie (180) et deux fois moins qu'en Algérie (140).

De fait, si, à quelques mois de l'échéance fixée, le bilan du contrat-programme s'annonce bel et bien en demi-teinte, les assureurs ne baissent pas les bras. En matière de prévoyance et de retraite, ils peuvent compter sur de précieux relais de croissance comme la bancassurance  et se montrent prêts à s'attaquer au dossier chaud de l'assurance maladie.

Un réseau doublé en cinq ans

  • En 2012, l'assurance a réalisé un chiffre d'affaires de 2,3 Md€, dont 773 M€ en vie et 1,5 Md€ en non-vie. Les primes représentent 3,1% du PIB, contre 2,9% en 2011.
  • Le nombre de points de vente a été multiplié par deux en l'espace de cinq ans, pour atteindre 1 214 agents généraux, 375 sociétés de courtage et 5 213 agences bancaires.
  • Un certain nombre d'assurances devraient devenir obligatoires : la responsabilité civile décennale, la tous-risques chantier, la responsabilité civile des propriétaires des lieux recevant du public. Un projet de loi de couverture des catastrophes est aussi à l'étude.
  • Le royaume compte 17 compagnies d'assurances et d'assistance dont Wafa Assurance, numéro un du marché avec 20,3% du marché, RMA Watanya, numéro deux (16,5%) et Axa Assurance Maroc, numéro trois (14,1%). Source : FMSAR

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