[DOSSIER] Résultats semestriels 2013 : tendance à la hausse pour [...] 3/9

Axa : le premier semestre valide les objectifs stratégiques

Axa : le premier semestre valide les objectifs stratégiques
Henri de Castries, PDG d'Axa.

Axa affiche un premier semestre solide sur ses trois lignes de métiers – vie-épargne-retraite, assurances dommages et gestion d’actifs - tiré à la fois par les marchés matures et émergents et par le regain d’appétit des investisseurs pour les produits à risques.

«En sortie de crise, nous démontrons notre capacité à concilier croissance et performance», a déclaré Henri de Castries, PDG d’Axa, pour résumer le premier semestre de l’exercice 2013. En quelques mots, le dirigeant de l’assureur tricolore vient d’indiquer être sur la bonne voie pour atteindre les objectifs stratégiques du plan Ambition Axa 2015.

Le numéro un de l'assurance en Europe a dévoilé un résultat net de 2,5 Md€ en léger repli de 1% à données comparables, affecté par des exceptionnels incluant la perte sur cession du portefeuille d’assurance-vie Mony aux Etats-Unis de 32 M€ et l’impact négatif des dérivés de couverture de taux d’intérêt et de change pour 228 M€. Il ressort toutefois supérieur aux attentes des analystes financiers, qui prévoyaient un résultat net de 2,34 Md€.

Sur le plan de la performance économique, le résultat opérationnel du groupe français enregistre une croissance de 16% à 2,579 Md€, tandis que le chiffre d’affaires franchit le seuil de 50 Md€, en hausse de 4,4%, grâce à la progression observée sur les trois lignes de métiers : vie-épargne-retraite (+5%), dommages (+2%) et gestion d’actifs (+12%).

Le dommage tiré par les marchés à fort potentiel

En assurance dommages justement, première ligne de métier d’Axa représentant 41,4% du résultat opérationnel, le chiffre d’affaires atteint 16,497 Md€ avec une hausse de 1% de l’assurance des particuliers et de 4% pour celle des entreprises, en ligne avec les orientations stratégiques d’Ambition Axa. Cette performance est tirée par les marchés à forte croissance (+15%) notamment en Turquie, en Asie et dans la région du Golfe, mais également par l’activité Direct (+7%), avec un ratio combiné «qui descend pour la première fois en-dessous des 100% à 99,3%», souligne Denis Duverne, directeur général délégué. Et de préciser : «C’est une performance d’autant plus remarquable qu’elle se fait avec une forte croissance». Sur l’ensemble de la branche dommages, le ratio combiné s’améliore, de 96,5% à 95,7%, «non loin de l’objectif de 95% à moyen terme, et le meilleur depuis le début de la décennie 2000».

Les UC ont le vent en poupe

En vie-épargne-retraite, les performances sur les affaires nouvelles d’Axa reflètent les principales tendances du marché, dont le regain d’appétit pour les produits plus risqués. Et pour cause : les unités de compte (UC) s’envolent de 101%, tandis que la prévoyance et santé et le fonds général épargne accusent des replis respectifs de 6% et 15%. Le volume des affaires nouvelles bondit de 8% dans les marchés matures et de 15% dans les marchés à forte croissance. Outre le volume, Axa a également mis l’accent sur la qualité (activités à plus forte marge), comme en témoigne l’évolution de la marge sur affaires nouvelles qui passe de 29 à 32,8%.

Collecte nette positive

Après quatre années difficiles, Axa remonte la pente en gestion d’actifs avec une collecte nette positive pour le deuxième semestre d’affilée. Elle s’élève à 12 Md€ au premier semestre 2013, dont 10 Md€ provenant d’Axa Investment Managers et 2 Md€ enregistrés auprès d’AllianceBernstein. A l’arrivée, les actifs sous gestion progressent de 2% par rapport au 31 décembre 2012 du fait de la hausse des marchés et de la collecte nette.

Marché français dynamique

Globalement, la France enregistre une croissance de 7% au premier semestre 2013 pour s’établir à 7,202 Md€ avec des progressions notables en affaires nouvelles en vie-épargne-retraite (+7%).

Des perspectives en Asie

En parallèle, le groupe français poursuit son ouverture sur les marchés émergents et en particulier en Asie avec la récente acquisition de 50% de la société chinoise Tian Ping, où il se positionne déjà en tant que premier assureur étranger. Hors Japon, l’Asie pèse près de 3% du chiffre d’affaires assurance au premier semestre.

Rester compétitif

L’assureur français maintient, par ailleurs, son plan de réduction des coûts pour gagner en compétitivité. Il indique avoir déjà réalisé 0,9 Md€ d’économies depuis le lancement d’Ambition Axa, dont 0,2 Md€ sur le seul premier semestre 2013. «Nous avons relevé notre objectif d’économies à horizon 2015 à 1,7 Md€ contre 1,5 Md€ initialement. Nous sommes très confiants sur le fait de le remplir en particulier grâce aux efforts d’investissements réalisés sur les plateformes dommages et sur le digital», avance Henri de Castries.

Une santé financière toujours solide

Les voyants financiers d’Axa restent au vert malgré un tassement observé à fin juin 2013. Les fonds propres s’allègent de 2,1 Md€, impactés notamment par la baisse des plus-values latentes nettes liées à la hausse des taux d’intérêt. En termes de solvabilité, le groupe affiche des ratios solides que ce soit sous Solvabilité 1 à 218%, en baisse de 15 points, là encore à cause de la hausse du loyer de l’argent, ou sous «solvabilité économique» (modèle interne) à 204%, contre 206% en 2012. Le ratio d'endettement reste, de son côté, stable à 26% à fin juin, Axa ayant pour objectif de l'abaisser à 25% d'ici 2015.

Léger retour sur les actions cotées

En matière de gestion financière, Axa a relevé au premier semestre sa quote-part en actions cotées de 3% à 4%, signe d’un regain d’intérêt pour les marchés, dans un portefeuille d’investissement qui reste diversifié mais dominé par les obligations d’Etat (45%) et d’entreprises (31%). Le directeur général délégué du groupe a confirmé lors de la présentation des résultats ne «pas aller au-delà de 4% d’actions cotées». Axa indique par ailleurs que sur les 29 Md€ qu’il doit réinvestir cette année, 41% seront placés en obligations d’Etat «avec un retour sur des pays périphériques de la zone euro tels que l’Espagne et l’Italie».

Assureur «systémique» : «intérêt et vigilance»

Par ailleurs, interrogé sur la désignation récente d’Axa en tant qu’assureur «systémique» par le Conseil de stabilité financière (FSB), Henri de Castries a répondu «qu’intrinsèquement, l’activité d’assurance classique n’est pas systémique».

Et d’ajouter : «Nous comprenons le souhait des régulateurs d’avoir plus de transparence sur nos activités. Compte tenu de notre taille et de notre diversité géographique, nous regardons cela avec intérêt et vigilance. Vigilance, car nous ne souhaitons pas que cela se traduise par une avalanche de bureaucratie supplémentaire. Intérêt, car si cela permet de conforter l’idée que les assureurs sont des éléments de stabilité dans le système financier, ceci est une bonne chose.»

Vers un nouveau mandat de Castries

Sauf surprise, l’actuel PDG d’Axa, qui occupe la fonction depuis 2010, est dans une position favorable pour obtenir le renouvellement de son mandat. Le conseil d’administration de l’assureur a décidé de le proposer à la prochaine assemblée générale d’avril 2014 pour quatre années supplémentaires.

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