CNP assurances confirme sa pole position sur le marché

Les comptes semestriels dévoilent la progression de la CNP en assurances de personnes. Toutefois, le résultat net est en recul, normes IFRS obligent.

Les désagréments des normes IFRS, CNP assurances en a fait l'expérience. En effet, la hausse des taux d'intérêts a amputé de 65,4 ME le résultat net part du groupe au premier semestre, qui recule de 30,4 % à 269 ME. Les marchés financiers ont peu apprécié la nouvelle. « Les normes IFRS introduisent un risque de volatilité lié à la réévaluation des portefeuilles. Cet impact sur le résultat a un caractère conventionnel. Or, nous n'avons pas pris l'option de dégager des plus-values pour gommer les effets des normes IFRS », justifie Antoine Lissowski, directeur financier.

Dynamique en vie, en France comme à l'étranger

CNP assurances préfère donc afficher un résultat en recul, mais en explique la raison. « Cette volatilité est acceptée et nous maintenons nos choix de gestion fondés sur la prudence et, d'autre part, en effectuant une dotation non négligeable à la PPE, pour faire face à un éventuel retournement de marché », souligne Gilles Benoist, le président du directoire. Hors réévaluation des valeurs mobilières, la progression des résultats opérationnel et net courant au 30 juin 2006 s'établit respectivement à + 13,1 % (à 710,6 ME) et + 16,6 % (à 334,5 ME).

Ces résultats à mi-parcours s'inscrivent dans une activité elle-même en hausse de 20,5 % (18,5 % à périmètre identique), à 16,31 MdE, en raison du dynamisme de l'assurance vie, tant en France qu'à l'étranger. Cette croissance reste toutefois légèrement inférieure à celle du marché français (22 % par rapport aux six premiers mois de 2005). Il est vrai que CNP assurances n'a pas profité totalement de l'effet PEL, son partenaire, la Banque postale, ayant préféré ne pas inciter ses clients à clore leur plan à la suite de la nouvelle fiscalité qui frappe ceux qui ont atteint dix ans. « Néanmoins, nous avons maintenu notre part de marché en France et en avons gagné au Brésil et en Italie », indique Gilles Benoist. L'assurance vie reste attrayante, notamment en raison de la bonne tenue des marchés boursiers qui contribue à accroître la collecte en unités de compte (+ 71 %). Cet engouement pour les unités de compte permet d'augmenter la valeur intrinsèque des affaires nouvelles, car les produits en UC dégagent une marge supérieure aux produits en euros.

Projets italiens

Au-delà, l'environnement de CNP assurances est désormais stabilisé à long terme, puisque le pacte des grands actionnaires et les accords de distribution avec les réseaux partenaires (Caisse d'épargne et Banque postale) ont été renouvelés jusqu'en décembre 2015. Les relations avec la Caisse d'épargne sont clarifiées avec l'acquisition des 50 % de sa part dans le capital d'Écureuil vie, qui se réalisera comme prévu. Mais ce n'est qu'après la tenue, mi-octobre, du conseil de surveillance de la CNP que la valeur et les modalités en seront dévoilées.

Enfin, l'international constitue un axe fort. Gilles Benoist étudie des possibilités d'acquisition en Europe du Sud : en Espagne et, surtout, en Italie où il pourrait monter des projets avec sa filiale Capitalia Vita ou d'autres partenaires. « La nouveauté est qu'aujourd'hui il y a des dossiers intéressants à examiner et des opportunités. »

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