Brexit : les assureurs britanniques temporisent

Brexit : les assureurs britanniques temporisent
Fotolia Au lendemain du referendum du 23 juin 2016, les assureurs britanniques relativisent les conséquences du Brexit

Malgré des remous boursiers post-référendum, les assureurs britanniques se veulent rassurants en ce lundi 27 juin 2016. Le Lloyd’s, notamment, conservera sa place au centre du marché mondial de l’assurance et de la réassurance.

Le secteur de l’assurance britannique n’a jamais voulu d’un Brexit et se retrouve aujourd’hui à devoir s’adapter au fait accompli. Ardent défenseur de l’appartenance du Royaume-Uni dans l’Union européenne, le Lloyd's, marché tricentenaire de l’assurance londonienne, s’est dit certain que « le Lloyd’s conservera sa place au centre du marché mondial de l’assurance et de la réassurance spécialisées », selon son président John Nelson, « Durant les deux prochaines années nos affaires resteront inchangées. Un plan dans l’éventualité où le Brexit l’emporterait a évidemment été prévu par le Lloyd’s et nous seront prêts à continuer dans ce nouvel environnement » a-t-il précisé. Sur le plus long terme, l’attractivité du Lloyd’s, qui réside précisément dans sa capacité à octroyer à ses membres des droits de passeport pour exercer dans d’autres pays européens, pourrait être diminuée en fonction des contours de la future relation commerciale entre le Royaume-Uni et les pays membres de l’Union européenne. 

L'assurance-vie touchée...

L’assurance-vie pourrait aussi ne pas en sortir indemne : ce secteur risque ainsi d’être fortement impacté en raison de « sa dépendance aux frais annuels de gestion pour certains acteurs, et, pour d’autres, par leur exposition aux obligations d’entreprise », selon Eamonn Flanagan, analyste au sein de Shore Capital. En leur qualité de gérants d’actifs, Old Mutual, Standard Life mais aussi St James’s Place pourraient ainsi être plus sensibles aux mouvements des marchés. Avec en prime, pour Standard Life, une exposition marquée à l’hypothèse d’un deuxième référendum sur la question écossaise, soulevée immédiatement après le Brexit par le premier ministre écossais Nicola Sturgeon.

Aviva, valeur à risque « Brexit»

De son côté, Aviva, qui a fait savoir qu’une sortie de l’UE n’aurait aucun impact opérationnel sur son activité, est pourtant considéré comme une valeur à risque « Brexit » en raison de sa présence dans de nombreux pays européens. A l’inverse, Prudential serait protégé dans une certaine mesure par son exposition importante aux marchés asiatique et américain. Les assureurs non-vie pourraient aussi présenter des risques : « les bilans devraient être plus résistants étant donné la nature conservatrice des portefeuilles, mais pour certains, l’augmentation des participations dans les obligations d’entreprise pourrait être affectée par d’éventuels creusements des écarts de taux d’intérêt » poursuit Eamonn Flanagan.

Dans l’intervalle, l’agence de notation A.M. Best a confirmé qu’elle n’envisageait pas de procéder à des changements de notation sur le court terme tout en signalant son intention d’examiner de près les implications de la volatilité des marchés sur la solidité financière des assureurs.

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