Cardif Lab' expose la transformation digitale

Cardif Lab' expose la transformation digitale

Entre showroom et labo expérimental, l'espace conçu par BNP Paribas Cardif entend favoriser la diffusion interne des nouvelles technologies et leurs applications à l'assurance.


Au coeur du siège de BNP Paribas Cardif à Nanterre (Hauts-de-Seine), le Cardif Lab' est un espace de 120 m2, conçu comme un « jardin numérique » : cloisons en carton, étagères en Corian, murs d'écrans, jeux de miroirs... Un effet futuriste pour servir d'écrin aux dernières innovations technologiques.

Futuriste... mais pas futile avec un investissement initial de quelque 600 000 euros. Selon Stanislas Chevalet, directeur général adjoint, développement et transformation du bancassureur, initiateur du projet, si « l'intégration de ces nouvelles technologies est un phénomène très nouveau pour BNP Paribas Cardif », un tel espace sert de « catalyseur » de toutes les innovations du groupe.

Le Cardif Lab' répond à deux objectifs : d'abord, diffuser la culture digitale auprès des collaborateurs et des partenaires du groupe. Ouvert mi-mai 2014, le show-room avait déjà accueilli en un mois un millier de visiteurs. Le second objectif est de servir de laboratoire afin d'imaginer et concevoir de nouveaux cas d'usage pour l'assurance en utilisant les nouveautés technologiques existantes : Internet des objets, montres connectées, Google Glasses, applications sur les réseaux sociaux, robots, imprimantes 3D, etc. « L'assurance est une des industries qui va être la plus impactée par la digitalisation dans les prochaines années », affirme Stanislas Chevalet.

Allianz a ouvert son « Showroom digital »

Après les banques (l'échangeur de Laser Cofinoga, les concepts stores de BNP Paribas ou du Crédit Foncier, etc.), la mode des Labs se propage chez les assureurs : si l'Axa Lab qui a ouvert au printemps dans la Silicon Valley est plutôt un poste d'observation, le « Showroom digital » d'Allianz France inauguré en avril à la Défense se présente comme un lieu de découverte et d'expérimentation pour les salariés avec un « bar à devices » pour se familiariser avec les nouveaux objets connectés.

« Il y a urgence », selon Patrice Bernard, consultant chez Conix Consulting, car les innovations technologiques vont transformer profondément l'assurance. Les assureurs risquent de « moins engranger les bénéfices si l'écosystème technologique environnant leur échappe ».

PATRICE BERNARD consultant chez Conix Consulting« S'approprier les innovations technologiques a du sens »

« La mode des "Labs" est assez répandue dans le monde. Montrer ce qui se fait en matière de nouvelles technologies et ce qui va impacter l'assurance a du sens. La pertinence du Cardif Lab' est qu'il mélange les dernières innovations technologiques (le robot Nao, les Google Glasses, etc.) avec les propres réalisations de l'assureur, plus modestes, certes mais cela permet de s'approprier les nouveautés présentées. Il propage la culture numérique auprès des collaborateurs qui, pour l'instant, se sentent peu concernés par l'impact des nouvelles technologies. Cependant, ces "Labs" doivent être sans cesse animés sous peine d'atteindre leurs limites et d'être désertés comme certains concept stores de banques.»

Voyage au coeur de l’assurance du futur

  • LE LABORATOIRE DU SHOWROOM : C’est là que bat le coeur du Cardif Lab’. En fonction des projets en cours, une équipe d’une quinzaine de collaborateurs Cardif venant de différents services (marketing, informatique, etc.) y travaille par groupe de quatre en co-working pour faire de la veille technologique ou étudier des cas d’usage pour l’assurance qui, s’ils sont retenus, pourront être exposés ensuite dans la partie showroom.
  • LE MOBILE CORNER : Tablettes ou smartphones sont devenus des accessoires indispensables aux assurés. En France, BNP Paribas Cardif propose ainsi un simulateur de cumul d’assurances pour optimiser son budget et ne pas payer plusieurs fois pour la même couverture. Quant à l’application Sauve Toit, elle permet d’améliorer l’estimation des capitaux mobiliers à assurer en photographiant les meubles de la maison avec son smartphone ou sa tablette.
  • LE COMMAND CENTER : LA VIGIE DU WEB : L’objectif de ce social wall est d’exercer une veille du web. Sur ce mur, quatre écrans permettent de visualiser, d’un seul coup d’oeil grâce au logiciel Salesforce, la présence de BNP Paribas Cardif sur internet (réseaux sociaux, blogs, forums) dans les 37 pays où il est implanté. Une façon « d’anticiper les besoins des consommateurs et de détecter les tendances qui impacteront la conception des nouveaux produits et services », affirme l’assureur.
  • L’INTERNET DES OBJETS : L’internet des objets va révolutionner le métier d’assureur. En Italie, où l’assurance habitation n’est pas obligatoire, le dispositif Habit@t de BNP Paribas Cardif fait fureur depuis le printemps via les réseaux BNL ou Findomestic (groupe BNP Paribas). Il relie un détecteur de fumée et un capteur d’eau à une « box », elle-même connectée à une centrale qui permet d’intervenir en cas d’incendie ou d’inondation.
  • BEAM PRO, ROBOT DE TÉLÉPRÉSENCE : Conçu par la société lyonnaise Awabot, le robot Beam Pro qui se guide à distance ouvre de nombreuses perspectives : nouvelle façon de faire du télétravail, mais aussi usages concrets pour les assureurs. Par exemple, un chef d’entreprise assuré immobilisé sur son lit en cas de maladie ou d’accident pourrait se déplacer dans son entreprise, dans les bureaux ou l’entrepôt. De même, pour l’expertise, ce robot pourrait permettre de se rendre dans des endroits hostiles à l’homme.
  • L’IMPRIMANTE 3 D : Une fois scanné et numérisé, un objet peut être reproduit à l’échelle indiquée. Les usages en assurances ? Un courtier d’assurance belge propose à ses assurés MRH de conserver dans un coffre-fort numérique les clés de leur domicile scannées. En cas de perte, il suffit de les imprimer en 3D ! L’imprimante 3D pourrait aussi révolutionner la santé avec l’impression d’organes à partir de cellules souches : c’est ce qu’on appelle la biofabrication.
  • LES GOOGLE GLASS : A l’instar des montres, des bracelets, voire des textiles connectés qui captent les données vitales, les Google Glasses, dont quatre paires sont à disposition des visiteurs, débrident l’imagination de BNP Paribas Cardif. Deux pistes sont évoquées. Pour l’assurance habitation, la photographie, réalisée d’un simple clignement de l’oeil ou par commande vocale, de ses biens mobiliers à assurer. Autre cas d’usage : la détection d’un conducteur qui s’assoupit : un mouvement de la tête provoque un signal sonore.
  • LE ROBOT NAO, LA STAR DES « LABS » : Ce petit robot humanoïde de 58 cm, de fabrication française, est devenu la star des « labs ». Selon BNP Paribas Cardif, les cas d’usage dans l’assurance peuvent être multiples. Mais c’est surtout dans les services à la personne que ce petit robot qui crée de l’empathie pourrait être le plus utile, par exemple en donnant et vérifiant la prise de médicament auprès de personnes âgées ou handicapées.

Emploi

KAPIA RGI

Chef de Projet Assurance-Vie H/F

Postuler

KAPIA RGI

Ingénieur Développement PHP5/ZEND (H/F)

Postuler

+ de 10 000 postes
vous attendent

Accéder aux offres d'emploi

APPELS D'OFFRES

Prestations de services en assurances.

Ville de Caluire et Cuire

19 mai

69 - CALUIRE ET CUIRE

Prestations de service d'assurances diverses

Ville de St Gervais les Bains

19 mai

74 - ST GERVAIS LES BAINS

Prestations d'assurance.

Centre hospitalier Pierre Oudot

19 mai

38 - BOURGOIN JALLIEU

Proposé par   Marchés Online

Commentaires

Cardif Lab' expose la transformation digitale

Merci de confirmer que vous n’êtes pas un robot

Votre e-mail ne sera pas publié