[DOSSIER] Marseille, 3e place de l'assurance 7/9

Ces pépinières à fort potentiel de croissance

BIOTECH

Poids de l'activité à marseille : 5%
perspective : hausse

150

Le nombre d'entreprises de biotechnologies implantées à Marseille et sa région.
Avec plus de 150 entreprises de biotechnologies implantées sur le territoire, Marseille ne faillit pas à sa réputation de troisième pôle français en matière de recherche et développement (R et D) grâce aux technopôles de Luminy, de Château-Gombert et au Cancéropôle. En revanche, ces pépites de la chimie fine n'ont pas toutes atteint les mêmes stades de maturité économique. Certains fleurons, jouissent déjà d'un rayonnement commercial national - à l'instar de Trophos, de Vect-Horus et de Provence Technologies - voire international, comme Innate Pharma, qui dispose d'un bureau new-yorkais depuis 2008 pour pénétrer le marché outre-Atlantique. À l'inverse, Marseille fourmille de jeunes pousses en phase active de R et D, aidées en cela par la pépinière Biotech du technopôle de Grand Luminy. Inauguré en 2009, cet espace de 1 500 m² de bureaux et de laboratoires héberge actuellement sept jeunes entreprises.

Face à cette diversité des structures et des stades de développement, les intermédiaires en assurances hésitent encore à en faire le pari. Pour Corinne Brenet, codirigeante de Courtage de France Assurances (1 M€ de chiffre d'affaires), « C'est un secteur en pleine expansion qui représente un potentiel de clientèle important. Mais l'assurance de ces « jeunes pousses prometteuses » réclame, notamment en matière de RC, une analyse du courtier qui peut être chronophage. Les taux de prime RC restant faibles et les entreprises encore en démarrage, leur chiffre d'affaires n'est souvent pas suffisant pour assurer un retour sur investissement rentable.»

« Une niche porteuse »

A contrario, Didier Cordeau, directeur associé de Diot Méditerranée ne s'interdit pas « de travailler sur ces entreprises en cours de création. À défaut, ce serait se fermer à de belles opportunités sur une niche porteuse ». Et d'ajouter : « Dès lors que les ingrédients sont réunis, nous parvenons à souscrire à des conditions raisonnables pour le donneur d'ordres et satisfaisantes pour l'assureur. »

AGROALIMENTAIRE

Poids de l'activité à marseille : 10%
Perspective : hausse

6 Md€

Le chiffre d'affaires de l'agroalimentaire en région Paca, dont 1 Md€ à l'exportation en 2012.

1 100

Le nombre d'entreprises, dont plus du tiers dans les Bouches-du-Rhône.
Source : Provence promotion
De l'huile d'olive aux fruits secs en passant par la conserverie et les bonbons Haribo, l'agroalimentaire s'est taillé une place de choix sous le soleil provençal. La région Paca compte plus de 1 100 entreprises - dont plus du tiers dans les Bouches-du-Rhône - qui réalisent un chiffre d'affaires d'environ 6 Md€, dont 1 Md€ à l'exportation. Le port international de Marseille-Fos constitue logiquement un atout pour les entreprises de la filière, dont plus d'une sur deux exporte. D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si la région accueille depuis 2005, le Pôle européen d'innovation fruits et légumes (PEIFL). Ce pôle de compétitivité a pour objectif de fédérer tous les acteurs de la filière : semenciers, producteurs, transformateurs, équipementiers, distributeurs, chercheurs et enseignants. « Quelques belles entreprises locales dans la distribution de fruits et légumes sont restées indépendantes, je pense notamment à Canavese, à la Compagnie fruitière, mais aussi à AZ France, détenue par un groupe italien mais qui reste autonome concernant ses programmes d'assurance », précise Franck Recoing, directeur associé de Générale de Service et d'Assurances (GSA).

À la différence des biotechnologies, agents et courtiers se livrent une concurrence plus soutenue sur ce segment rentable pour les compagnies. « Le secteur est très concurrentiel. Nous garantissons les usines ainsi que les assurances collectives, la flotte, la contamination - une garantie importante en agroalimentaire - , la RCMS et la retraite collective. Il y a encore de belles affaires à Marseille », souligne Michel Gagossian, directeur du cabinet Gagossian-Roux, dont l'agroalimentaire représente près du quart de son portefeuille.

Menaces de transferts

Seule menace : quelques entreprises locales, à l'image de la société Charles Faraud (transformation de fruits et légumes), détenues par des fonds de développement, transfèrent leurs contrats d'assurances vers des centres de décision en dehors de la région. Une masse assurable non captée par les acteurs locaux.

MODE

poids de l’activité à marseille : 3%
perspective : hausse

1,6 Md€

Le chiffre d'affaires du secteur en 2012.

9 400

Le nombre d'emplois directs de la filière habillement dans l'aire urbaine de Marseille.
Source : Agence d'urbanisme de l'agglomération marseillaise

30%

La part des produits fabriqués en région Paca, contre 51% à l'étranger et 19% dans le reste de la France.
L'industrie de l'habillement est encore à Marseille ce que les canuts furent jadis à Lyon : une institution. Et pour cause ! Plus d'une soixantaine de marques de renom, pour la plupart connues du grand public, ont conservé leur siège social au coeur de la cité : Kaporal, Le Temps des Cerises, Olly Gan, Ezekiel, Barakian, JJ Garella, Bleu Blanc Rouge, Indies, Sugar... Au total, en région Paca, la filière mode-design-conception, habillement et accessoires, compte plus de 600 entreprises, dont un peu moins de la moitié dans les Bouches-du-Rhône, pour un chiffre d'affaires estimé à près de 1,6 Md€. Les raisons de ces implantations sont historiques. Dès les années 60, Marseille est reconnue capitale du jeans, les jeunes créateurs profitant de l'activité portuaire. « Pendant longtemps, la localisation géographique de la ville a été une opportunité à l'exportation et l'importation d'habillement », rappelle Corinne Brenet. Mais entre la décennie 70 et les années 2000, le secteur traverse crise sur crise : délocalisations des unités de fabrication, des centres de conception puis des stylistes...

Une nouvelle jeunesse

Depuis dix ans, cette industrie se redécouvre une nouvelle jeunesse. « J'ai, dans mon portefeuille, des entreprises qui enregistrent des croissances à deux chiffres de leurs activités, souligne Michel Gagossian pour qui la mode pèse 30% de son portefeuille, avant d'ajouter : « Ce sont de bons risques, avec aujourd'hui des sociétés solides financièrement. Elles affichent une faible sinistralité, en témoigne le bon ratio sinistres à primes. Cela permet, dans notre cabinet, aux compagnies qui les garantissent de dégager de bons résultats techniques sur cette branche. » Ce retour en grâce de l'habillement profite aux acteurs locaux qui n'hésitent pas à saturer leurs clients en contrats : police multirisque industrielle, garantie perte d'exploitation longue durée (18-24 mois), garantie des marchandises au prix de vente, sans compter des couvertures connexes telles que la flotte auto ou la prévoyance. Et même la protection contre la perte de prototypes qui peuvent, chez certaines marques, représenter un coût de plusieurs milliers d'euros. Reste que l'implantation internationale des ateliers de fabrication, longtemps considérée comme un frein, s'impose progressivement comme une opportunité en affaires nouvelles indirectes. Dans ce cas précis, Marseille peut servir de rampe de lancement par-delà la Méditerranée. « Nous avons des clients qui fabriquent en Tunisie ou en Égypte. Nous ne les accompagnons pas dans ces deux pays spécifiquement, mais montons volontiers des programmes internationaux », rapporte Corinne Brenet. Enfin, d'autres veulent croire, portés par les déclarations du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, à la chance du made in France, voire du made in Marseille. Des marques comme JJ Garella ont pris ce virage, même si ce mouvement reste marginal pour l'heure.

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