Coface dévoile son analyse des risques économiques majeurs en 2018

Coface dévoile son analyse des risques économiques majeurs en 2018
Coface a organisé son colloque Risques pays 2018 le 23 janvier dernier à Paris.

A l’occasion de son colloque Risque pays 2018, qui s'est tenu fin janvier, la Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur (Coface) a présenté trois risques majeurs pour l'économie en 2018.

 

A l'occasion de son collloque Risque pays 2018, Coface a dévoilé son guide évaluant les grandes tendances économiques et les principaux risques de 160 pays. En parallèle, la compagnie spécialisée dans l'assurance-crédit estime, dans son analyse de l'année écoulée, que 2017  a réservé « de bonnes surprises économiques » au niveau mondial : « seuls 13 pays ont fini l’année en état de récession contre 25 en 2016. Le risque protectionniste ne s’est pas matérialisé : 283 mesures protectionnistes ont été enregistrées en 2017, contre 374 en 2016. Et le commerce mondial a fait un bond spectaculaire, de 4,4% entre 2016 et 2017. »

« Aux Etats-Unis, le nombre de mesures protectionnistes a augmenté en 2017, notamment vis-à-vis du Canada et de la Chine. Mais elles ont été largement compensées par le fait que plusieurs partenaires commerciaux des Etats-Unis ont noué des partenariats avec d’autres pays. Le Mexique, par exemple, s’est tourné vers l’Union européenne. Et, paradoxalement, malgré les annonces de mesures protectionnistes de Donald Trump, leur nombre aux Etats-Unis en 2017 se situe en dessous de leur nombre en 2012, lorsque Barack Obama était aux commandes du pays », a souligné Julien Marcilly, économiste en chef chez Coface, à l’occasion de ce colloque.

La compagnie estime également que la croissance économique devrait se poursuivre, au niveau mondial, en 2018. « Le PIB mondial devrait augmenter de 3,2% en 2018 », annonce Coface.

Dans son évaluation 2018 de 160 pays, Coface a amélioré la note de 16 pays, dont la Grèce, et abaissé la note de 3 pays, dont l’Arabie Saoudite.

Trois risques majeurs pour l'économie en 2018

Par ailleurs, l'entreprise a présenté son analyse des trois risques majeurs pour l'économie en 2018.

  • 1) Les entreprises dans les économies dites avancées proches de leurs limites en terme de production. « Les niveaux historiquement bas du chômage en Allemagne, aux Etats-Unis, mais aussi en Europe centrale, indiquent que les entreprises sont proches des limites de leur capacité de production. Ce problème d’offre est partagé par les entreprises françaises, confrontées, malgré un taux de chômage élevé dans l’Hexagone, à une pénurie de main-d’œuvre. Cette pénurie de main d’ouvre pourrait brider leur croissance. Cette surchauffe pour les entreprises des économies dites avancées sera particulièrement d’actualité au second semestre », prévoit Coface.

  • 2) Le risque de faillite bancaire important en Chine. « Dans un contexte d’envolée de la dette des entreprises et de surcapacité de production dans l’acier, le risque bancaire augmente sensiblement, en particulier au sein des petites et moyennes banques. L’envolée de la dette des entreprises et la surcapacité de production dans l’acier constituent des faiblesses structurelles de l’économie chinoise. Dissimulées temporairement en 2016 et en 2017 grâce aux investissements publics, ces faiblesses refont surface », analyse la compagnie.

  • 3) La résurgence de risques politiques. « Au début d’une année riche en élections, la frustration sociale reste élevée dans les pays émergents et le niveau de l’indice de risque de troubles sociaux est élevé en Iran (score de 71%), au Liban (65%), en Russie (64%), en Algérie, au Brésil, au Mexique (61% pour chacun de ces pays). Au Moyen-Orient, en Arabie Saoudite notamment, dont l’évaluation pays a été abaissée à C, ce risque est exacerbé par la volatilité des prix du pétrole », souligne Coface« Des troubles sociaux dans un pays pétrolier, comme l'Arabie Saoudite, auraient un impact sur l'économie mondiale », a souligné, lors de ce colloque, Julien Marcilly« En Arabie Saoudite, le taux de chômage a augmenté, atteignant 13% pour les non-étrangers. Par ailleurs, le prix de l’électricité a fortement augmenté, une TVA a été instaurée, tandis que l’accès à internet s’est généralisé et que le taux de scolarisation a doublé sur les dix dernières années », a développé l'économiste en chef. « Pour mesurer la frustration sociale, nous retenons comme critères le taux de chômage, les inégalités économiques, mais aussi le degré de liberté politique, de corruption, d’accès à l’éducation, à internet ou à des outils permettant d’exprimer une frustration. »

les tendances de fonds observées

Dans son guide analysant les grandes tendances économiques et les principaux risques de 160 pays, les notes s'échelonnent entre A1 (« perspectives macroéconomiques et financières très favorables, contexte politique stable, environnement des affaires de grande qualité, et donc probabilité moyenne de défaut de paiement des entreprises très faible »), et E, (« perspectives macroéconomiques et financières extrêmement incertaines, contexte politique extrêmement instable, environnement des affaires extrêmement difficile, et donc probabilité moyenne de défaut de paiement des entreprises extrêmement élevée »). Les notes intermédiaires sont A2, A3, A4, B, C, D. « Nous actualisons une fois par an les indicateurs que nous retenons, essentiellement structurels. De ce fait, notre analyse n’a pas vocation à changer radicalement d’une année sur l’autre mais plutôt à permettre d’observer des tendances de fonds », précise Julien Marcilly.

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