[DOSSIER] Dossier «Résultats 2013» : les sociétés et mutuelles [...] 2/20

Aviva entame une nouvelle ère (Résultats 2013)

Aviva entame une nouvelle ère (Résultats 2013)
Mark Wilson, directeur général d'Aviva.

Le numéro six de l’assurance européenne commence à récolter les fruits de son plan de redressement lancé il y a un an. Le titre flambe en Bourse.

A la Bourse de Londres aujourd’hui, l’action Aviva prenait quelque 10% à la mi-journée. Les investisseurs ont salué le retournement de situation intervenu en une année au sein du numéro six de l’assurance européenne. Sous la houlette de son directeur général Mark Wilson, Aviva est donc parvenu à faire mieux que le consensus d’analystes en publiant un résultat d’exploitation annuel en hausse de 6% à 2,049 Md£ (2,476 Md€) pour un bénéfice net de 2,151 Md£ (2,6 Md€), alors même que le groupe avait enregistré en 2012 une lourde perte de 2,934 Md£ (3,547 Md€).

A l’occasion d’une conférence de presse, Mark Wilson a salué  les performances du marché hexagonal, dont la valeur des affaires nouvelles a progressé à hauteur de 33% à 195 M€, conséquence en particulier de la progression de la part d’unités de comptes. Un résultat qui, selon le directeur général du groupe, «démontre quavec un focus clair et de bons produits, on peut réaliser de bons résultats dans des marchés matures».

Cat'nat' et malversations

A l’image de ses pairs, l’assureur a souffert des catastrophes naturelles : les inondations au Canada lui ont coûté 129 M£ (156 M€), tandis que celles intervenues au Royaume-Uni en décembre ont impacté le résultat opérationnel du groupe à hauteur de 60 M£ (72,5 M€). Pas de quoi cependant éroder le ratio combiné, qui est resté stable à 97,3%, comparé à 97% en 2012.

L’assureur a également dévoilé des malversations intervenues dans ses opérations de gestions d’actifs Aviva Investors : deux de ses anciens salariés avaient en effet procédé à une mauvaise allocation des titres à revenu fixe entre 2006 et 2012, ce qui a contraint le groupe à passer, l’an dernier, une provision de 96 M£ (116 M€) pour dédommager ses clients. Mark Wilson a cependant tenu à rassurer en soulignant que cet épisode appartenait au passé : «Le fait que cela se produise était inacceptable», a-t-il souligné, «mais nous avons mis en place des procédures de contrôle interne afin dy remédier».

Débloquer la machine à cash

L’assureur, qui a quitté un certain nombre de marchés non stratégiques, est également parvenu à marquer des points dans le cadre de sa stratégie Cashflow and Growth, dévoilée il y a un an : la contribution des différentes opérations du groupe à la trésorerie a progressé à hauteur de 40%, à 1,269 Md£ (1,533 Md€) l’an dernier : «La position en capital dAviva na jamais été un problème», a indiqué Mark Wilson, «mais lobjectif était de débloquer cette machine à cash».

La simplification des opérations de l’assureur est également passée par une réduction des dépenses d’exploitation, qui sont ressorties en baisse de 7% à 3,006 Md£ (3,633 Md€). Aviva, qui a déjà économisé 360 M£ (435 M€), se dit d’ores et déjà bien placé pour atteindre son objectif de réductions de coûts à hauteur de 400 M£ (486 M€) d’ici à la fin 2014. Bien qu’aucun autre objectif n’ait été évoqué, Mark Wilson  s’attend à ce que tous les marchés clés améliorent leur coefficient d’exploitation, lequel s’élève à l’heure actuelle, pour le groupe, à 54%. L’assureur, qui a licencié 2 000 salariés l’an dernier, a exclu un nouveau plan de réductions d’emplois d’envergure sans pour autant réfuter des licenciements ciblés. Satisfait du chemin  parcouru, Mark Wilson ne crie cependant pas victoire : «Il sagit seulement dun résultat sur douze mois, et cela ne constitue pas une tendance».

Au sein du groupe britannique, Aviva France affiche de bonnes performances notamment en assurance vie, épargne et retraite. Dans cette branche, l’assureur affiche une forte progression de la valeur des affaires nouvelles : +33% à 195 M€, une hausse qui s’explique par le poids grandissant des unités de compte dans la collecte (22% contre 16% en 2012). En assurance dommages et santé, le chiffre d’affaires atteint 1,3 Md€, soit une croissance de  6% (9% sur le périmètre d’Eurofil, entité spécialisée dans la vente directe d’assurance automobile). A la fin de l’exercice 2013, le ratio combiné ressort à 96,4% (97,1% hors santé), contre 95% en 2012. Globalement, le chiffre d’affaires d’Aviva France progresse de 13% pour atteindre 6,6 Md€. Cette croissance conjuguée à une maîtrise des coûts – les dépenses opérationnelles ont diminué de 1% à 501 M€ – permettent à la filiale française d’accroître son résultat opérationnel  de 2% à 529 M€. E.D.

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