CNP Assurances enregistre un premier semestre conforme à ses orientations stratégiques

CNP Assurances enregistre un premier semestre conforme à ses orientations stratégiques

CNP Assurances affiche au premier semestre un résultat net en hausse de 7,9%, à 583 M€, malgré Chypre. La performance opérationnelle du groupe est portée par l'évolution du mix-produit en France et par le dynamisme au Brésil.

 « Amélioration du mix produit en France et poursuite résolue de la croissance en Amérique Latine ». En résumant par cette phrase le premier semestre 2013 de CNP Assurances, dont les résultats ont été dévoilés ce vendredi 26 juillet, le directeur général Frédéric Lavenir a implicitement fait passer un autre message : les orientations stratégiques qu’il a définies depuis sa prise de fonction, le 26 septembre dernier, se voient déjà dans les comptes, preuve s’il en est de leur pertinence.

Le premier assureur de personnes français (source : Top 20 France de l’Argus de l’assurance) termine le premier semestre sur un résultat net part du groupe en hausse de 7,9% à 583 M€, malgré les 50 M€ de dépréciations exceptionnelles passées sur Chypre. « Cette performance financière repose sur une activité opérationnelle solide et en croissance », commente Frédéric Lavenir, citant un résultat brut d’exploitation (RBE) en hausse de 4,6% à 1,15 Md €, pour un chiffre d’affaires en croissance de 5,6% à 14 Md€.

Limitation de la production en euros

Et de préciser aussitôt : « nous n’avons pas mis l’accent sur le volume mais sur la qualité ». Autrement dit, la production en euros a volontairement été limitée, en France comme ailleurs, au profit d’activités à plus forte marge et à moindre consommation de capital. Une orientation bien visible dans l’évolution du taux de marge sur affaires nouvelles, qui passe globalement de 11,6% en 2012 à 15,8% au premier semestre 2013, et explique la croissance de 51% de la valeur annualisée des affaires nouvelles. La valeur intrinsèque du groupe (MCEV) n’a d’ailleurs jamais été aussi élevée, à 14,7 Md€, soit 21,5 € par action, quand le titre cotait ce 26 juillet à la clôture 12,665 € par action.

Amélioration du mix en France

Preuve de « l’effet immédiat et visible » de l’évolution du mix produit en France – l’Hexagone compte pour 74% du chiffre d’affaires et 55 % du RBE -  vers les contrats en unités de compte et la prévoyance individuelle, le taux de marge augmente de 5,2 points, à 12,6%. De fait, la collecte nette est négative dans l’Hexagone sur l’épargne en euros au premier semestre (-1,06 Md€, concentrée essentiellement sur La Banque Postale), tandis qu’elle est positive sur les unités de compte (+186 M€). Cet effet mix, combiné à la croissance des encours, se traduit par un produit net d’assurance (PNA) en hausse de 2,8%, à 581 M€.

Belle dynamique au Brésil

Tant en termes de croissance que de rentabilité, l’Amérique Latine (Brésil + Argentine) fait office de bon moteur pour le groupe. Le Brésil (Caixa Seguros et CNP Holding Brasil) compte ainsi pour 11% du chiffre d’affaires et 38% du RBE. « Le Brésil n’a pas été impacté par les évènements [politiques] du mois de juin. C’est une très belle dynamique, avec un mix produit centré sur le risque et la retraite », relève Frédéric Lavenir, rappelant que le groupe s’y est renforcé en mars, via Caixa Seguros, en rachetant 70% du capital de Previsul (région sud) pour 27 M€.

Evolutions contrastées en Europe du Sud

En Europe hors de France (Italie, Espagne, Chypre), le chiffre d’affaires progresse aussi de façon sensible  (+ 73,8% à 2,03 Md€) d’abord en raison d’un effet de base favorable en Italie, ensuite en raison de la conclusion d’un contrat de retraite collective pour une multinationale, représentant 420 M€ de primes. La baisse des encours et de l’activité d’assurance emprunteur en Europe du Sud (reflet d’un marché du crédit en berne) se traduit en revanche par une baisse du PNA  de 27,6%, à 96 M€. C’est la seule zone à afficher un RBE en baisse (-41% à 48 M€). Le groupe explique ici aussi mettre un frein volontaire sur l’épargne en euros, notamment pour éviter d’avoir à réinvestir en titres souverains locaux.

Attentisme sur Chypre

A Chypre, la CNP attend de voir quelles vont être les intentions de son nouveau partenaire, Bank of Cyprus, qui a récupéré les 50% de la co-entreprise CNP LIH. Le groupe précise néanmoins deux points importants : seuls 6 de ses 80.000 clients sur place ont été concernés par la taxation des dépôts, et il réalise près de 80% de son activité (60% en vie, 40% en non vie) avec un réseau d’agents exclusifs.

Prudence sur les emprunts d’Etat

Autre élément clef de la stratégie : la gestion financière.  « Elle est à la fois prudente et innovante, car le stress sur les activités financières reste très élevé, et qu’obtenir un niveau de rendement correct suppose d’être innovant » explique Antoine Lissowski, le directeur financier. Et d’expliquer que « la prudence se mesure par une activité très mesurée sur les dettes souveraines. On prend notre temps en plaçant en trésorerie». Le groupe maintient donc un niveau élevé de liquidités au bilan (7,3%), et indique que sur les 23 Md€ qu’il doit investir chaque année, « seuls 35% à 40% seront placés en fonds d’Etat ».

Diversification des placements

Pour le reste, place à la diversification,  « essentielle pour que les éventuels pépins ne nous affectent pas trop », explique Antoine Lissowski. Et de citer les initiatives dans le crédit corporate (la CNP sera partie prenante dans le futur fonds Novo pour 100 M€ sur 1 Md€, ce qui en fera le premier investisseur derrière la CDC) ; le fonds stratégique de participation lancé avec d’autres bancassureurs (les deux premières opérations ont été récemment réalisées : Seb et Arkema) ; ou encore les infrastructures (opération de co-investissement avec Natixis).

Solidité financière renforcée

Le groupe affiche enfin à fin juin 2013 une solidité financière renforcée. Outre des capitaux propres en hausse de 1,8%, à 14,4 Md €, la marge de solvabilité « dure », c’est-à-dire hors plus-values latentes, atteint 116% (contre 112% à fin 2012), aidée par le paiement du dividende en titres, « gros succès auprès des actionnaires, y compris en dehors du pacte ». En base Solvabilité 2, le taux de couverture atteint 180%.  « Nous continuons à accroître résolument nos réserves. La provision pour participation aux excédents (PPE) représente 1,65% des provisions mathématiques », ajoute Antoine Lissowski.

Géraldine Vial

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