Complémentaire santé : une activité à peine rentable en 2016

Complémentaire santé : une activité à peine rentable en 2016
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L’ensemble des organismes complémentaires santé a dégagé un excédent global de 103 millions d’euros sur l’exercice 2016, selon la Drees, soit un petit 0,3% des cotisations collectées hors taxes.

L’activité d’assurance complémentaire santé reste rentable, mais de moins en moins au fil des années. Le résultat technique en santé pour l’année 2016 représente en effet un petit 0,3% des cotisations collectées hors taxes, un pourcentage équivalent à celui de 2015 mais inférieur à ceux des précédentes années.

C’est l’un des principaux enseignements du rapport 2017 sur la situation financière des organismes complémentaires santé, publié par la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) en parallèle de la publication d’un extrait centré sur l’impact de l’ANI pour le marché de l’assurance complémentaire santé.

Ce résultat technique n’a, en réalité, jamais dépassé le 1% de l’ensemble des cotisations collectées depuis 2011, restant toutefois toujours positif. Il représentait déjà 0,3% de l’ensemble des cotisations en 2015, mais 0,8% en 2014 et 0,7% en 2013.

L'individuelle compense (toujours) la collective

Sans surprise, ce résultat contrebalance un déséquilibre entre contrats collectifs et individuels : les premiers sont déficitaires de l’ordre de 4% des cotisations, les seconds excédentaires de 4%, l’ensemble étant donc très légèrement excédentaire en raison de la prégnance des contrats individuels sur les collectifs (53,9% contre 46,1%). Une prégnance, justement, vouée à se diluer progressivement, la part des contrats individuels ayant baissé de 6,5 points sur les dix dernières années…

Sans surprise toujours, les sociétés d’assurance constituent la famille d’acteurs qui tirent le mieux leur épingle du jeu. Leur résultat technique global est de 3% des cotisations en 2016, là où celui des mutuelles est de 0,1% et celui des institutions de prévoyance de -3,8%. Ces constats n’ont guère évolué au fil des dernières années, à l’exception de l’accroissement progressif du résultat des sociétés d’assurance (de 0,9% à 3% depuis 2011) et, parallèlement, à la diminution de celui des mutuelles, flottant désormais de plus en plus avec l’équilibre.

Un résultat global positif... ou nul

En couplant ces deux séries de données, il est toutefois notable que sur l’individuelle, les organismes les plus excédentaires sont les institutions de prévoyance – mais elles y sont aussi les moins présentes – avec un excédent représentant 10% des cotisations depuis 2014. Les sociétés d’assurance dégagent sur cette activité un excédent d’environ 7%, les mutuelles 2%. Sur la collective, si le déficit des sociétés d’assurances tourne autour de 1%, celui des mutuelles et des institutions de prévoyance dépasse les 5% (jusqu’à -5,7% pour les institutions de prévoyance).

Toutefois, même les institutions de prévoyance, au global, parviennent à un résultat net global non négatif. Les trois familles d’organismes dégagent en effet un résultat positif, en moyenne de 3,4% mais surtout poussé par celui des sociétés d’assurance (4%, contre 4,5% en 2015). Les mutuelles voient leur excédent diminuer (de 1,2% à 0,7%), tandis que celui des institutions de prévoyance reste nul. Une situation d’ensemble pas nouvelle sur les dernières années, à l’exception de 2012 où les institutions de prévoyance étaient alors (de peu) déficitaires et les sociétés d’assurance un peu plus en difficulté (1% d’excédent seulement).

Dernier récapitulatif mené par la Drees, sur la base des données de l’ACPR et des rapports SFCR : la quasi-intégralité des organismes respectent les nouvelles règles prudentielles de Solvabilité 2. La couverture du SCR globale calculée est de 215%, tirée par le bas par les sociétés d’assurance (207%, contre 233% pour les institutions de prévoyance et 288% pour les mutuelles). Seule une institution de prévoyance couvrait insuffisamment et SCR et MCR en 2016, « une situation régularisée depuis ».

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