Generali : pourquoi l'assurance au comportement fait tiquer Marisol Touraine

Generali : pourquoi l'assurance au comportement fait tiquer Marisol Touraine
Le programme Vitality de Generali a été lancé en Allemagne ce 1er juillet, quelques mois avant la France.

L’assureur italien a lancé ce 1er juillet son nouveau programme «Vitality», d’abord sur le marché allemand et pour des produits de prévoyance. La France fait partie des prochains marchés visés. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a toutefois accueilli froidement la perspective de cette assurance au comportement.

L’assurance au comportement n’est officiellement plus un mirage en Europe. Alors que, de l’autre côté de l’Atlantique, Oscar s’est accaparé des parts de marché à une vitesse éclair en axant son discours sur la prévention et la maîtrise des risques, Generali fait jaser avecson assurance au comportement dénommée «Vitality», annoncée… le jour du Brexit.

Lancée ce 1er juillet sur un marché test, à savoir les produits de prévoyance en Allemagne, cette offre devrait être proposée au début de l’année 2017 en France et en Autriche. Ce programme est basé sur un bilan de santé réalisé dans une pharmacie agréée pour déterminer l’état physique initial de l’assuré, base sur laquelle seront ensuite jugés les progrès du client via un système de points.

Programme pour l'heure facultatif

Nombre de pas réalisés par jour, visites médicales préventives, séances de fitness effectivement réalisées, achats dans des supermarchés bio… Les indicateurs contrôlés par Generali dans le cadre de «Vitality» sont nombreux et trackés, notamment, via une application dédiée (Android et iTunes). A la clé : des bons de réduction chez les partenaires du programme (Adidas, Expedia, Weight Watchers…) et des réductions de prime d’assurance de 11 à 16%. Un programme qui va au-delà des objets de santé connectés, comme l'avait expérimenté AXA avec Modulango.

Réaction de Marisol Touraine

Si ce programme reste facultatif, sans sanction à la clé pour les clients de Generali n’y souscrivant pas, cette initiative soulève des questions sensibles. Même si Generali rappelle  que c’est l’assuré qui reste maître de ses données et qu’il n’y a théoriquement pas accès…  l’entreprise «indépendante» collectant ces données se prénomme... Generali Vitality GmbH. Cette initiative s'est attirée a priori les foudres de la ministre.  « L'open data en santé impose des règles précises et j'ai fait le choix (...), dans la loi de ne pas permettre aux assureurs d'accéder de manière simple, sans filtre, à ces données de santé, parce qu'il n'y a pas là des enjeux d'intérêt public. Accéder aux données de santé doit être fait pour faire progresser la recherche, faire progresser des programmes de soins » a souligné Marisol Touraine.

 

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