Generali : un nouveau contrat social orienté clients

Generali : un nouveau contrat social orienté clients

Generali a mis en place six accords d'entreprises, en décembre dernier, visant à faire évoluer la culture d'entreprise. L'objectif : placer la relation clients au coeur de l'organisation de l'assureur.

C’est un nouveau cadre de travail, en place depuis maintenant 4 mois chez Generali. Le 17 décembre ­dernier, la direction de la compagnie d’assurances et la majorité des organisations syndicales représentatives (Unsa, CFDT, CFE-CGC, ainsi que la CGT sur le télétravail) ont paraphé six ­accords d’entreprise liés à l’organisation du travail et aux modes de fonctionnement. Objectif : ­favoriser la démarche relation client pour l’ensemble des collaborateurs. «Nous estimons que c’est en refondant le "mieux vivre ensemble" que nous pourrons mieux servir nos clients», indique Michel ­Estimbre, membre du comité exécutif de Generali France, en charge des relations humaines et de l’organisation de Generali. Qui ajoute : «En effet, aujourd’hui, la conservation de notre portefeuille est aussi importante que la conquête. Quand vous avez un trésor, il faut tout faire pour le garder.» Ce qui implique de faire évoluer la culture d’entreprise de Generali. Explications.

Une augmentation du temps de travail

+10 minutes par jour. Voilà ce que les salariés de Generali – dont le temps de travail est décompté en heures – doivent consacrer en plus, à leur employeur. Soit 5 jours de travail supplémentaires par an. La durée annuelle de référence de ces collaborateurs, jusqu’à présent de 1 560 heures, s’établit désormais à 1 595 heures. Generali reste en deçà des 35 heures hebdomadaires. Pour les cadres au forfait jours, 5 journées de RTT ont été supprimées. Leur durée de travail annuelle est, selon les classes, comprise à présent entre 206 et 213 jours.

Des horaires plus flexibles

Fini les horaires fixes et variables, place aux horaires individualisés ! Il revient désormais à chaque service de déterminer son planning dans une plage quotidienne comprise entre 7 h 30 et 19 h. Une majorité de 70 % des membres du service doit valider les différents horaires individualisés. À défaut de consensus, les collaborateurs peuvent se voir imposer par leur manager deux permanences maximum par semaine à l’heure du déjeuner et/ou en fin de journée, en fonction des exigences de chacun et du volume d’activité. Trois mois après la mise en œuvre de cette nouvelle organisation du temps de travail, 90 % des équipes ont trouvé une solution « autogérée ».

Des conditions de travail améliorées

Une salle de sport ouverte toute la journée, de nouveaux services proposés (prises de sang, vaccins, analyses médicales...), davantage de prévention (tabacologue, nutritionniste, ostéopathe...) : au travers de son nouveau contrat social, Generali s’engage aussi à prendre soin du bien-être de ses collaborateurs. Ces derniers, en concertation avec leurs managers, ont d’ailleurs dorénavant l’opportunité de personnaliser leur espace de travail, choisissant dans un catalogue d’ambiance (végétaux, décoration...), l’agencement le plus adapté à leur activité.

Une autorisation au télétravail

C’est une première chez Generali. Dans le cadre d’un accord sur le télétravail, la compagnie offre la possibilité aux collaborateurs de travailler à distance, à raison de deux jours maximum par semaine. Tous les salariés sont concernés par ce dispositif, excepté ceux de la convention collective de l’inspection et les cadres de direction. Outre le fait de pouvoir travailler depuis leur domicile, les collaborateurs ont également accès à deux télécentres, situés à Noisy-le-Grand (93) et Cergy-Pontoise (95), dans lesquels Generali loue des espaces de travail. En trois mois, plus de 300 demandes de télétravail ont été validées par la direction.

Une reconnaissance financière individualisée

Jusqu’à présent, tous les non-cadres de Generali avaient une prime d’équipe d’un même montant. Dans le cadre du nouveau contrat social, cette prime a été divisée en deux parties : l’une individualisée et l’autre collective. Autre nouveauté : les managers ont désormais plus de responsabilité dans la reconnaissance de la performance collective et individuelle de leurs collaborateurs. À partir de l’an prochain, ils pourront ainsi distribuer, comme ils le veulent, 100 % de l’enveloppe de variable allouée aux cadres. Sans en rendre compte à leur direction des ressources humaines.

Olivier Arroua, confondateur de Selenis, cabinet de conseil spécialisé dans les secteurs banque, assurance et protection sociale : «L’assurance cherche à accroître sa productivité»

«Pendant des années, l’assurance a réalisé des marges importantes, n’hésitant pas à concéder des avantages sociaux à ses salariés. Or, dans le contexte actuel, tout est plutôt mis en œuvre pour réduire le coût humain dans les processus, tout en cherchant à accroître la productivité de l’entreprise. Un exemple : mettre en place un accord sur le télétravail permet de faire gagner, en moyenne, deux heures de transport par jour en région parisienne. La majorité des collaborateurs pourra donc ainsi proposer plus de souplesse dans les horaires de travail et mieux employer l’énergie perdue dans les transports.»

 

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