L’euro-croissance constitue un «saut» dans l’assurance vie, selon Stéphane Dedeyan (Generali)

L’euro-croissance constitue un «saut» dans l’assurance vie, selon Stéphane Dedeyan (Generali)
Luc Perenom Stéphane Dedeyan, directeur général délégué de Generali France, compare l'arrivée du contrat euro-croissance sur le marché de l'assurance vie à celle des unités de compte.

Generali , qui attend beaucoup du nouveau contrat euro-croissance, affiche une forte croissance de sa collecte vie sur le canal de la banque en ligne. Et annonce plus largement une collecte nette positive en unités de comptes mais négative sur les fonds euros.

En «fervent convaincu» du contrat euro-croissance, Stéphane Dedeyan, directeur général délégué de Generali France et par ailleurs président de la commission des assurances de personnes au sein de la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA), a estimé, mardi 28 janvier, lors d’un point presse sur l’activité épargne de Generali, que «l'introduction de l’euro-croissance constituerait un saut au moins aussi important sur le marché de l’assurance vie que lors de la création des unités de compte».

En revanche, ajoute-t-il, «il faut fignoler rapidement un certain nombre de détails techniques si l’on veut sortir le produit avant fin 2014», car, selon lui, il faut au moins «neuf mois entre la parution des décrets et le lancement du produit».

100 points de base de plus pour le rendement de l'euro-croissance

Les équipes de Generali ont calculé que l’on pourrait attendre de l'euro-croissance un rendement supérieur de 100 points de base aux rendements habituels des fonds en euros, et les frais de gestion devraient ressortir à 1% environ, comparables aux unités de compte. Quant au contrat vie-génération, «il y a encore beaucoup plus de points de détail à régler, mais il sera plus facile à lancer», a-t-il poursuivi.

Revenant sur l’année 2013, Stéphane Dedeyan a estimé que c’était pour l’assurance vie  «une année avec beaucoup moins d’à-coups que les années précédentes», avec un cadre fiscal et technique désormais «stabilisé».

1 Md€ de collecte via internet en 2013

Côté activité concernant l'année passée, Generali, premier assureur vie sur le canal Internet des banques ou courtiers en ligne, a vu sa collecte bondir de 40% en 2013 via le web, pour s’établir à environ 1 Md€ en 2013 (dont 25% en UC). L’encours sur Internet atteint 7 Md€, soit presque autant que le canal des CGPI (8 à 9 Md€). «C’est l’effet confiance des investisseurs qui arrive», relève Sonia Fendler, directrice de l'épargne patrimoniale chez Generali. Pour preuve : l’ouverture de plus en plus fréquente sur Internet de gros contrats d’assurance vie de plus de 500 000 € – même si l’investissement moyen est d’environ 25 000 €.

Généralement, les clients des banques en ligne ouvrent des contrats de 1 000 à 1 500 € et effectuent des versements complémentaires (60% de la collecte). C’est de loin le canal le plus porteur pour Generali : comparativement, le réseau des CGPI a vu sa collecte brute grimper de «seulement» 25% et les banques privées, de 20%.

Une collecte nette négative en euros et positive en UC

Generali a également préféré piloter la collecte vers les unités de compte : «Pour 2013, nous aurons une collecte nette positive en unités de compte mais négative en euros», a prévenu Stéphane Dedeyan, en précisant «qu’une situation nette trop positive quand la situation macro-économie ne s’y prête pas n’est pas vertueuse».

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