Les assureurs prêts à faire plus en matière de financement des PME et ETI (FFSA)

Les assureurs prêts à faire plus en matière de financement des PME et ETI (FFSA)
Bernard Spitz, président de la FFSA. © DR

Les assureurs se déclarent prêts à faire plus en matière de financement des PME et ETI. C’est du moins ce qui ressort du colloque organisé ce mardi 15 avril sur le sujet par la FFSA et l’association PME Finance. Un certain nombre de points restent à caler avant de lancer officiellement les contrats Euro-croissance et Vie Génération.

Après les fonds Nova et Novo, et le lancement annoncé des contrats Euro-croissance et Vie Génération, les assureurs se disent ainsi engagés à étendre les financements par dette non bancaire, «notamment en permettant aux fonds de prêts de financer des holdings ou en rendant les placements privés moins coûteux, via la rédaction d’une charte placement privés et d’un contrat de prêt type», illustre Bernard Spitz, président de la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA). Autre initiative évoquée : travailler avec l’Association française des investisseurs pour la croissance (Afic) pour faciliter le recours des assureurs au private equity, en adaptant les véhicules de financement à leurs caractéristiques et en faisant des propositions communes sur le régime comptable des fonds communs de placements à risque (FCPR).

Initiatives de place

Si les assureurs se déclarent prêts, ce n’est pas parce qu’on les y oblige. «Le dirigisme en matière d’investissement ne marche pas. L’investissement de long terme est dans l’ADN des assureurs», assure Bernard Spitz, en faisant référence à ce que le gouvernement Sarkozy avait cherché à imposer aux assureurs en matière d’investissement dans le non coté. «Les initiatives de place sont plus efficaces que les politiques de quotas pour flécher dans nos bilans nos engagements» envers les PME et les ETI, renchérit Jérôme Grivet, directeur général de Crédit agricole Assurances. A fin 2013, les assureurs français avaient investi 46,6 Md€ dans les PME (37,2 Md€ en capital, 6,4 Md€ sous forme de dette et 3 Md€ via BPI France), contre 22 Md€ à fin 2009.

Momentum plus favorable

Non, s’ils se déclarent prêts, c’est que le momentum est aujourd’hui plus favorable : les contraintes réglementaires (décret du 2 août 2013) et prudentielles (le paquet branches longues de Solvabilité 2) se sont allégées ; l’incertitude fiscale entourant l’assurance vie devrait avoir disparu à la faveur de la réforme annoncée en fin d’année dernière, et, surtout, le comportement des Français en matière d’épargne serait en train d’évoluer, avec la prise de conscience de la nécessité de favoriser une approche de moyen long terme, au regard de l’allongement de la durée de la vie.

Transformation des passifs

Si beaucoup de travaux sont faits coté actifs pour diversifier les outils, on assiste à une transformation en profondeur des passifs des assureurs. «Le levier le plus important dont nous disposons est au passif. Cela suppose de transformer nos produits et de convaincre nos clients de façon à avoir plus de prise de risque dans nos produits et à investir plus dans l’économie», confirme Stéphane Dedeyan, directeur général délégué de Generali France. Et d’expliquer que c’est précisément l’objet de l’Euro-croissance, qui, en diminuant l’intensité de la garantie donnée aux épargnants – 80% disposent de la liquidité à tout instant, alors que tous n’en ont pas besoin –, permettra de faire des économies de capital et de les réinvestir dans des actifs plus risqués.  «L’Euro-croissance ne repose pas sur un phénomène artificiel mais sur une évolution profonde du comportement des épargnants. Nous n’irons pas par vertu mais par nécessité», abonde Frédéric Lavenir, le directeur général de CNP Assurances, prêt à parier que l’Euro-croissance conduira rapidement à des volumes significatifs.

Derniers calages

Pour autant, un certain nombre de points restent à caler avant de lancer officiellement les deux nouveaux produits d’assurance vie.  Sur l’Euro-croissance, ce qu'il reste à régler porte sur la nature de l’information à fournir au client. Sur Vie Génération, l’assiette éligible aux 33% d’investissement à risque qui conditionnent l’avantage fiscal à la succession paraît un peu étroite : les assureurs préconisent de l’élargir aux fonds de prêts à l’économie, militent pour une définition du logement plus large que le seul logement intermédiaire et plaident pour l’intégration des fonds d’infrastructure. Ils souhaiteraient en outre pouvoir monter progressivement aux 33% et amender les règles de droit commun sur l’assurance vie en unités de compte «pour adapter la liquidité du produit à la liquidité du placement» et rendre notamment possible la rémunération en titres. «Si on y arrive, ce sont 1 à 2 Md€ par an d’investissement supplémentaire dans les PME et ETI sur 4-5 ans, le tout pour un rendement supplémentaire d’environ 1% par rapport au 2,70% crédités actuellement», défend Stéphane Dedeyan.

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