Mike McGavick (PDG d’XL Catlin) : « En France, on mise sur une croissance à deux chiffres »

Mike McGavick (PDG d’XL Catlin) : « En France, on mise sur une croissance à deux chiffres »
Micke McGavick sur le stand XL Catlin de l'Amrae

Après avoir vu ses résultats, en France, progresser de 17% en 2016 (environ 220 M€ selon les calculs de l’Argus), l’assureur d’entreprises espère réitérer ce que son patron monde, Mike McGavick nomme « l’effet magique » du marché hexagonal.

70% de son temps est consacré à sillonner les 200 pays où XL Catlin, fruit de la réunion des assureurs d’entreprises XL et Catlin il y a deux ans, est présent pour couvrir les programmes internationaux des PME comme des grandes entreprises. Cette année, pour la première fois, Mike McGavick, PDG de la compagnie, s’est rendu aux 25e rencontres du risk management, à Deauville. Une manière de gratifier les équipes qui ont permis au groupe de progresser de 17% l’an dernier avec une perspective similaire en 2017. Et ce, dans un contexte qui a vu la direction remaniée par une restructuration européenne de l’organisation. L’Argus a pu rencontrer cet américain francophile.

A quoi devez-vous votre dynamique actuelle en France ?

L’innovation. Ce n’est pas habituel d’avoir une telle croissance dans un pays où nous sommes bien installés. L’équipe française cherche à amener de nouveaux produits sur le marché (ndlr : risques politiques, captives et solutions alternatives…) où la compagnie jouit d’un positionnement établi sur les risques complexes. Cela nous confère un vrai avantage car nous avons toutes les capacités pour servir tous les clients. Aujourd’hui, nous apprenons de la France !

La restructuration opérée récemment semble donc être efficace ?

Dès la fusion de XL et Catlin il y a deux ans, l’idée a consisté à simplifier les process pour pouvoir décider plus vite pour le client. La restructuration poursuivait sur ce principe.

Quel est le poids de la France dans votre activité ?

C’est le second plus grand marché en Europe après l’Allemagne. Nous gérons 250 programmes internationaux depuis la France.

L’état surcapacitaire du marché ne vous inquiète-t-il pas ?

Oui, cela crée une guerre tarifaire, mais nous préférons faire la compétition en affinant notre valeur ajoutée. En étant créatif ! Le risque change si vite, il ne faut donc pas le lâcher. Il faut se demander comment on devra porter le risque. A l’avenir, on repensera la responsabilité du risque. Voire qui l’assure.

Le métier d’assureur serait appelé à se redéfinir rapidement ?

Notre rôle sera de créer un monde plus résilient.. Nous irons donc vers de nouvelles activités et de nouvelles relations avec les grands courtiers régionaux. Nous voulons grandir avec eux. Plus globalement, nous devons nous adapter à un nouvel environnement, innover et mettre en place des partenariats –au sein du marché, mais également avec des acteurs du monde de la technologie– pour mieux répondre aux risques de demain. Avant, nous étions focalisés sur les grands risques complexes des grandes entreprises. Aujourd’hui, on ouvre le spectre et les spécialités que nous couvrons sont devenues importantes. C’est, en fait, la manière dont on va réinventer le marché qui créera plus de créativité. Précisément ce que nous demandent les risk managers.

Emploi

KAPIA RGI

Chef de Projet Assurance-Vie H/F

Postuler

KAPIA RGI

Ingénieur Développement PHP5/ZEND (H/F)

Postuler

+ de 10 000 postes
vous attendent

Accéder aux offres d'emploi

APPELS D'OFFRES

Assurances tous risques expositions

FRAC Provence Alpes Côte d'Azur Fond Régional d'Art Contemporain

21 octobre

13 - FRAC PACA

Proposé par   Marchés Online

Commentaires

Mike McGavick (PDG d’XL Catlin) : « En France, on mise sur une croissance à deux chiffres »

Merci de confirmer que vous n’êtes pas un robot

Votre e-mail ne sera pas publié