Compagnies – Restructuration – Italie : La révolution Mario Greco en marche chez Generali

La cure de redressement du nouveau patron du Lion de Trieste commence à se faire sentir, même si le bénéfice net s'effondre en 2012 en raison de fortes dépréciations.

Annoncée en janvier par Mario Greco, l'administrateur délégué arrivé à la tête du groupe Generali en août 2012, « la révolution basée sur la discipline, la simplicité et le recentrage » est en route. Le troisième assureur européen a terminé 2012 sur un bénéfice net de 90 M€, soit un dixième des 856 M€ engrangés en 2011. Cette chute de 89,5% est due à des dépréciations pour 1,682 Md€, résultat d'un nettoyage radical du portefeuille.

Ces dépréciations, qui portent principalement sur des titres AFS (available for sale, disponibles à la vente) et sur la participation indirecte de l'assureur dans Telecom Italia, reflètent l'adoption de nouveaux critères pour comptabiliser les pertes de valeurs sur actifs « significatives » et « durables ». Ces critères sont davantage en ligne avec les standards internationaux (dépréciation de plus de 30% sur douze mois, contre 50% et trente-six mois auparavant).

La cession d'actifs non stratégiques, telles la réassurance vie aux États-Unis et la banque suisse de gestion privée BSI, est par ailleurs confirmée. « Nous sommes en négociations, et pas seulement sur ces deux ventes annoncées », indique Mario Greco.

« Changement de modèle » pour Generali France
 

Les résultats annuels 2012 de Generali sont, comme en 2011, marqués par une forte décollecte en assurance vie (2,2 Md€). Ce phénomène, qui s'explique par différents facteurs, a été majoritairement « provoqué et piloté », selon Claude Tendil, le PDG de Generali France : « Au cours de l'année 2012, nous avons abandonné certains segments de clientèle à forte volatilité et à rentabilité faible. » En juillet 2012, la filiale française de Generali a ainsi procédé à la fermeture de son département gestion de fortune, une opération qui « explique environ 80% de la décollecte ». En assurance dommages, la croissance a été au rendez-vous dans toutes les lignes de métier, sauf en assurance automobile, dont l'activité recule de 3,2%. Cette baisse de régime s'explique, selon l'assureur, par « un transfert d'une partie de l'activité automobile vers l'assistance. À périmètre constant, le chiffre d'affaires en automobile progresse de 0,5% ». Pour cette ligne de métier, le ratio combiné s'avère bon (98%) par rapport à la moyenne du marché (102%). De manière générale, la filiale française de Generali s'est efforcée de préserver les fondamentaux. Au final, le résultat net augmente de 57% (à 288 M€), le ratio de solvabilité s'établit à 211%, et les fonds propres passent de 3,1 à 4 Md€. « Le changement de modèle que nous avons amorcé il y a deux ans en assurance vie et les modifications de notre approche technique en dommages sont vertueux », souligne Claude Tendil. 

En France, le résultat opérationnel progresse de 24,9%

Estelle Durand

Profonde transformation de la compagnie

« En 2012, nous avons amorcé une profonde transformation de Generali, commente le nouveau patron. La croissance de notre résultat opérationnel démontre la qualité de nos activités. » De fait, les dépréciations n'affectent pas la capacité bénéficiaire et la solvabilité de la compagnie d'assurances. Elle a ainsi dégagé en 2012 un résultat opérationnel de 4,219 Md€ (+ 10,5%) - l'objectif pour 2015 reste fixé à 5 Md€ - et le ratio combiné s'améliore de 0,8 point, à 95,7%. La marge de solvabilité passe de 117% en 2011 à 150% en 2012 (en base Solvabilité 1), les fonds propres de la compagnie ayant augmenté de 28%, à 19,8 Md€.

Les primes progressent de 3,2%, à 69,613 Md€, avec une croissance équilibrée entre assurance de personnes (+ 3,1%, à 46,8 Md€) et assurance de dommages (+ 3,3%, à 22,8 Md€). En revanche, c'est l'assurance de personnes qui contribue le plus au résultat opérationnel (2,66 Md€, en hausse de 9,7%), tandis que l'assurance dommages, pénalisée par les catastrophes naturelles (298 M€), génère 1,7 Md€ (+ 5,6%). Or, la nouvelle stratégie du groupe est fondée sur une forte augmentation des profits générés par la branche dommages, notamment grâce aux couvertures destinées aux entreprises et en faisant davantage appel aux courtiers.

Par ailleurs, l'assureur italien a entériné son plan de rationalisation des activités italiennes en réduisant le nombre de ses marques et en se concentrant sur le label Generali. De même a été adopté un nouveau mode de rémunération pour les principaux managers, tandis que le dividende proposé reste stable à 0,20 € par action.

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