Conciergerie : des services pour bichonner ses salariés

Acheter sa baguette, faire repasser sa chemise et composer son bouquet de fleurs sans quitter son lieu de travail : les conciergeries, autrefois apanage des grandes industries, font leur nid chez les assureurs.

C'est la bonne nouvelle de la rentrée. Les salariés de Solly Azar des sites de Paris et de Saint-Ouen vont pouvoir venir dès lundi au travail avec... du linge sale, des pantalons à repriser, et bien plus encore. Programmée depuis le début de l'année, l'ouverture d'une conciergerie permettra à près de 350 personnes de gagner du temps en fréquentant directement sur leur lieu de travail le pressing, la cordonnerie, le service de retouches.

« C'est une façon pour l'entreprise d'être reconnaissante du fort investissement qui est fourni par nos collaborateurs », résume Laurence Pouzet, directrice de la communication de Solly Azar. Dans cette entreprise, qui a doublé d'effectif en cinq ans, l'initiative lancée par la DRH est destinée à « fédérer les collaborateurs et à créer une culture d'entreprise autour de nos quatre valeurs : énergie, créativité, réactivité, respect ». Les sites les plus petits, situés en province, disposeront de l'intranet pour dénicher les services à la personne (de la baby-sitter au bouquet de fleurs) bon marché.

Pour BNP Paribas assurance, le service mis en place en mai 2007 « répond à un vrai besoin, dépollue les têtes et libère les samedis » de ses salariés, dont la moyenne d'âge est de 35 ans. La moitié des 2 000 salariés de Rueil-Malmaison l'utilisent, surtout les femmes (62 %). « Nous avons veillé à ne pas marcher sur les pieds du comité d'entreprise, mais à être complémentaire », détaille Marie-Christine Barjolin, DRH, qui met cet avantage en avant lors du recrutement. D'autres vont encore plus loin, ajoutant des espaces massage, relaxation, coiffure, fourniture de titres de transport, timbres ou vente de journaux...

Ceux qui travaillent trop, ou au bout du monde

Les assureurs, qui dopent ainsi leur image de marque, reconnaissent que les horaires de leurs salariés, ou l'emplacement géographique de leurs sites, ne leur permettent pas toujours de régler ces questions d'intendance personnelle à l'heure du déjeuner. Basée à Bry-sur-Marne, dans l'Est francilien, Mutuaide assistance, filiale de Groupama, y voit un réel avantage pour des salariés qui se sentent parfois « au bout du monde », selon son secrétaire général, Saïd Fard. Parmi les 360 salariés, des chargés d'assistance et le personnel administratif, certains habitent loin, et le centre commercial de Noisy-le-Grand est à vingt minutes de marche. Lancée à la fin novembre 2007, la conciergerie a enregistré, au mois de juin dernier, 150 utilisateurs et plus de 340 actes d'achats. Mutuaide assistance sollicite son prestataire deux fois par semaine, le mardi et le jeudi de 11 heures à 15 heures. L'initiative est financée exclusivement par l'employeur et revient à 8 euros par personne.

Si elle se répand, l'idée de la conciergerie ne fait cependant pas l'unanimité. La Macif a mis en place le Cesu (Chèque emploi service universel). Europ assistance préfère les leviers plus classiques - augmentations de salaires, tickets restaurant, chèques cadeaux et garde d'enfants, avec l'adhésion à une crèche interentreprise.

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