Une stabilité tarifaire de façade

Une stabilité tarifaire de façade
FRANÇOIS LEDUC, DIRECTEUR GENERAL ADJOINT DE VERSPIEREN © DR

Alors que les renouvellements du 1er juillet viennent de s'achever dans les grands risques, la tension monte en dommages, tandis que la responsabilité civile reste un marché compétitif.

Déjà, lors des renouvellements du 1er janvier 2012, les négociations entre courtiers et assureurs avaient été tendues. Tendance confirmée au 1er juillet : les assureurs, particulièrement soucieux de leurs résultats techniques, se sont révélés encore plus pointilleux. La crise financière et les événements naturels ont définitivement achevé l'ère des baisses atteignant 40%. L'heure est d'avantage à la stabilité.

Une stabilité tarifaire qui, pour certains, comme Hervé Houdard, directeur général de Siaci Saint-Honoré, serait néanmoins « un peu artificielle, tant les assureurs essaient de négocier certaines couvertures, des sous-limites ou encore des niveaux de franchise ». Tout comme Jean Couturié, président du directoire de Diot, il considère que « les renouvellements sont devenus de plus en plus techniques ».

Frilosité accrue

Alors que, dernièrement, les risk-managers avaient fait part de leur inquiétude concernant le risque supply chain (chaîne d'approvisionnement), les assureurs seraient, selon Philippe Maraux, directeur du département dommages de Marsh France, devenus « encore un peu plus frileux qu'avant et auraient réduit leur capacité ». François Leduc, directeur général adjoint de Verspieren, confirme cette tendance : « Au niveau de la carence fournisseur, nous observons une attention particulière des assureurs. Assureurs qui tendent d'ailleurs à baisser leurs engagements de capacité, notamment pour ce type de risques. »

Cette vigilance n'est pas réservée aux dommages. Les lignes financières connaissent aussi « une attention accrue des assureurs présents dans cette branche », selon Laurent Belhout, directeur général délégué d'Aon Risk Solutions, qui ajoute : « Les compagnies d'assurance ont réellement besoin de visibilité pour accorder leur confiance. »

Plus d'engagement durable

En revanche, la branche RC reste très compétitive. Selon Jean Couturié, « la combinaison concurrence plus appétit des assureurs plus fortes capacités, explique que, pour certaines lignes, des baisses de primes aient été constatées. » Les courtiers interrogés parlent d'un « marché soft » sur une branche où des affaires s'enregistrent encore à la baisse.

Autre tendance constatée : la fin des contrats pluriannuels de trois ans. « Il est de plus en plus difficile d'emmener les assureurs dans la durée », estime Christophe Parizot, directeur des risques industriels du cabinet Bessé. « Aujourd'hui, nous signons des engagements sur une période de deux ans maximum, hors exposition aux catastrophes naturelles », conclut François Leduc, directeur général adjoint de Verspieren.

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