[DOSSIER] Dossier : Formation continue 3/3

Covéa : le codéveloppement en sept étapes (Dossier Formation)

Covéa : le codéveloppement en sept étapes (Dossier Formation)
Ils s’appellent (de gauche à droite) Laurent, Kalaï, Odile, Nils, Judith, Christelle et Sébastien. Ces sept codéveloppeurs travaillent chez MMA, Maaf, GMF, Fidélia, et viennent d’Île-de-France, mais aussi d’Orléans, du Mans, de La Rochelle et de Niort. Tous sont, ou ont été, des managers de proximité. Tous les métiers et les départements sont confondus. «Mais ils auraient très bien pu venir du même service?», précise Bernard Lévêque (3e en partant de la gauche sur la photo). Aucun lien hiérarchique ne doit toutefois exister entre ces participants, qui se sont tous inscrits d’eux-mêmes à cette formation.

Covéa propose à ses collaborateurs d’améliorer leurs relations professionnelles par le codéveloppement. Le concept : huit salariés au maximum se réunissent chaque mois pour évoquer les difficultés rencontrées dans leur travail.

C’est leur treizième rencontre depuis un an et demi. Le 10 février, sept salariés du groupe Covéa, venus de toute la France, se sont retrouvés à Paris pour une nouvelle matinée de codéveloppement. Lors de leurs dix premières séances, ces collaborateurs étaient accompagnés d’un coach, chargé de leur expliquer les règles et le déroulement des quatre heures consacrées chaque mois à cette nouvelle méthode de formation. Depuis deux séances, ils sont livrés à eux-mêmes.

Se livrer en toute confiance

« Il n’y a pas de sachant. Chacun arrive en séance avec sa propre histoire à livrer aux autres. L’objectif du codéveloppement est de permettre à chaque participant d’enrichir la représentation de sa situation, de la replacer dans un contexte, et d’ouvrir finalement son champ de vision afin de résou­dre (lui-même) son problè­me », expli­que Bernard Lévêque, directeur du développement de l’intelligence collective chez Covéa, et à l’origine de ce dispositif d’entraide. Pendant quatre heures, toutes les situations de blocage – liées aux relations entre collègues ou supérieurs – sont passées en revue par les sept codéveloppeurs. Sans crainte d’être jugé. Sans crainte non plus que les diffi­cultés abordées ne revien­nent aux oreilles d’autres salariés. Rien ne sortira de cette salle. Confidentialité oblige.

1. L’inclusion

À peine installés dans une des salles dédiées au codéveloppement chez Covéa, à Paris, les participants commencent par donner leur humeur du jour. Fatigue physique, prochaines vacances, emploi du temps surchargé, conflits internes... Tous les sujets – pro et perso – sont abordés sans tabou. Cette introduction est aussi l’occasion pour chacun de revenir sur les « micro-changements » intervenus au cours des dernières semaines. « J’ai osé aller dans le bureau de mon supérieur pour lui direce que j’avais sur le cœur... », témoigne un des participants.

2. Le retour client

Lors de leur précédente réunion, un mois plus tôt, les codéveloppeurs s’étaient concentrés sur les difficultés rencontrées par l’un d’entre eux. Cette personne, « le client », doit faire le compte-rendu de sa situation auprès des autres participants, appelés « les consultants ». En 8 minutes, il évoque notamment ce que la séance lui a apporté, et ce qu’il a pu mettre en œuvre dans son cadre professionnel. « Je me suis recentré sur mon activité de manager », explique-t-il. À l’issue de son témoignage, chacun des participants restitue un fait – et un seul – qui l’a marqué à l’écoute du récit « en veillant à ne jamais glisser dans l’interprétation et à ne jamais donner de conseils », précise Bernard Lévêque, exceptionnellement animateur de cette formation.

3. L’exposé

En une phrase, chaque participant évoque les situations délicates auxquelles il est confronté au bureau. En prenant soin d’associer son problème à un titre de film ou de roman. Il donne trois notes (de 0 à 9) à sa situation, au travers d’un indicateur appelé l’UIR (en fonction de l’Urgence, de l’Intensité et de la Récurrence de l’obstacle rencontré). « En ce moment, j’ai de grosses difficultés à travailler avec mon collègue, mon quotidien ressemble un peu au film Un jour sans fin, mon UIR est de 8-6-2 », peut-on entendre dans la salle.

4. Le choix

« Qui a envie d’être client aujourd’hui ? » lance l’animateur. « Pas moi, pas ce mois-ci en tout cas, je ne suis pas prêt à faire ce travail », répond l’un des participants. Au bout de plusieurs minutes d’échanges, mais aussi de longs silences, une personne accepte le défi. « À chaque fois, cela se fait sur la base du volontariat. Personne n’est désigné par avance », précise Bernard Lévêque. En cinq minutes, le nouveau « client » doit détailler sa situation. C’est le début de la séance. Celle-ci durera deux heures.

5. La résonnance

Au terme de son exposé, les « consultants » expriment ce qu’ils ont ressenti, ce qui leur est passé par la tête. « En t’écoutant, j’ai eu l’image d’enfants qui se chamaillaient en construisant un château de sable sur une plage », prend soin de dire l’un d’entre eux. « Utiliser le champ de la métaphore ou de l’imaginaire permet de faire passer plus facilement des messages » précise Bernard Lévêque.

6. Les questions

« Que signifie être constructif pour toi ? Ton N+1 connaît-il la situation ? Quelle est la principale valeur touchée dans ce conflit ? » En douze minutes, les participants inondent leur camarade de jeu de questions ouvertes. Ce dernier ne répond pas du tac au tac. Il revient, un peu plus tard, en profondeur sur sa situation de blocage, afin que les participants puissent classer ses verbatim dans 4 cases : objectif, problématique, tentative de solution et vision du monde. « Le but de cet exercice est d’aider la personne à clarifier son problème, mais aussi de voir comment le groupe peut l’amener à trouver lui-même une solution », indique Bernard Lévêque.

7. Le MATA

Chaque séance se termine de la même façon : les participants exposent, à tour de rôle, leur Mata. Quatre lettres pour exprimer ce qui les a marqués (M) pendant ces quatre heures, ce qu’ils ont appris (A), ce qu’ils pensent pouvoir transposer (T) dans leur quotidien, et enfin préciser où en sont leurs attentes (A). Rendez-vous dans un mois.

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