Covéa : le statut commun (enfin) en marche

Covéa : le statut commun (enfin) en marche
«Ce statut commun constitue le 3ème pilier, celui du social, indispensable à l'aboutissement de la construction de l'entreprise unique Covéa », déclare Thierry Derez, Président-directeur général de Covéa.

13 accords au sein du groupe mutualiste vont remplacer les centaines d'accords en place jusqu'alors au sein de Maaf, MMA et GMF. 

Après près de deux ans de tractations, le dossier du statut commun au sein du groupe Covéa est enfin clos. Deux organisations syndicales (CFDT et Unsa, représentant plus de 50% des salariés) viennent de signer les 13 accords groupe - sur les frais de santé, la prévoyance, le temps de travail, la retraite, la rémunération, l’intéressement, la participation, le Plan d’Epargne entreprise ou encore le Perco – qui vont se substituer aux plusieurs centaines d’accords historiques propres à Maaf, MMA et GMF.

Les négociations stoppées en février dernier

Petit rappel des faits. A la suite de la décision du tribunal d’instance de Paris 12e du 13 février dernier d’invalider la reconnaissance de l’Union économique et sociale (UES) au niveau du groupe mutualiste, la direction générale avait alors annoncé suspendre « toutes négociations en cours au sein des sociétés de la dite UES », notamment celles liées au futur statut commun.

Trois appels à la grève en mai et juin

Au cours des quatre mois qui ont suivi, les négociations ont finalement repris, dans un climat toutefois assez tendu. Les 9 et 18 mai derniers, la CGT et FO ont notamment appelé les salariés à faire grève, réclamant, dans un tract commun « le rétablissement des accords dénoncés et donc l’annulation des dénonciations ». Mais aussi « un statut commun basé sur le principe de faveur », dans lequel « les dispositions les plus favorables s’appliquent ». Dans le même sens, une autre organisation syndicale, la CFE-CGC a indiqué dans un communiqué daté au 6 juin 2017, ne pouvoir « accepter de voir brader le statut de milliers de salariés GMF dans le cadre de la construction du groupe d’assurances Covéa », appelant également – avec la CGT et FO - à un rassemblement devant le siège social de GMF Assurances, à Levallois Perret, le 8 juin. Soit le lendemain de la dernière réunion de négociation sur le statut commun.

des dispositions qualifiées de "haut de gamme"

Finalement, ces mobilisations n’auront rien changé, puisque Covéa s’est doté d’un statut commun pour les 21 000 collaborateurs. A la grande satisfaction de la direction du groupe. « Après le pilier juridique - la Sgam -, le pilier économique  -Covéa Coopérations -, ce statut commun constitue le 3ème pilier, celui du social, indispensable à l'aboutissement de la construction de l'entreprise unique Covéa », déclare Thierry Derez, Président-directeur général de Covéa, dans un communiqué. «Ce statut commun est à la fois porteur d'équité, d'attractivité et d'épanouissement pour nos collaborateurs. Bon nombre de ses dispositions, qu'il s'agisse du temps de travail, de participation, d'intéressement, d'abondement, de protection sociale, de retraite, peuvent être qualifiées de haut de gamme», ajoute Amaury de Hautelocque, directeur des affaires sociales du groupe.

une entrée en vigueur dans six mois

«Par ailleurs, sa mise en place se traduira par des économies significatives en ce qui concerne l'administration du personnel grâce à un système d'informations commun, tant en ce qui concerne les bases de données que la gestion de la paie. Les managers bénéficieront également d'un effet de simplification de leur relation avec leurs équipes grâce à l'unicité de l'environnement conventionnel », complète Michel Gougnard, directeur général ressources humaines & communication interne. Le statut commun entrera désormais en vigueur à compter du 1er janvier 2018 et s’appuiera sur des outils informatiques 100 % groupe en juin 2018.

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